"Le temps des cerises" pour Jean-Luc Mélenchon…et les noyaux pour Marine Le Pen

Ce n’est pas un fruit de saison mais pourtant Jean-Luc Mélenchon, condamné mais pas coulé, s’est, semble-t-il, refait un peu la…cerise en surfant de Marseille à Paris sur la grosse vague des manifestants dans les rues. Un peu son « Temps des cerises » en version contemporaine, célèbre chanson révolutionnaire précédant la Commune de Paris, création de Jean-Baptiste Clément, en 1866, et on le sait reprise par Yves Montand.

Le camarade insoumis est évidemment à l’aise dans ses baskets aux côtés des troupes de Phillipe Martinez et consorts, Beaucoup plus que l’année dernière avec les Gilets jaunes où il n’a pas toujours été très bien accueilli. En quelque sorte un jeu à…front renversé avec son « alter-ego » de l’extrême-droite, Marine Le Pen, qui, si elle encourage ses troupes à venir grossir les rangs des travailleurs de l’Education nationale, du rail et du métro, rame sur ses talons-aiguilles. Pas question pour elle de faire bras dessus, bras dessous avec les leaders syndicaux en tête des cortèges. Et d’ailleurs il est probable qu’elle se serait plus ou moins poliment fait jetée!

Aux noyaux s’ajoutent les pépins avec une pagaille sans nom, non pas dans les gares et couloirs et quais du métro, mais dans son propre fief des Hauts-de-France, où la crise a atteint un point de non-retour avec les défections successives, au nombre de 14 élus régionaux sur 54 à avoir quitté le mouvement depuis le début de la mandature en 2015. Cerise révolutionnaire sur le gâteau, onze d’entre eux ont décidé jeudi de créer un nouveau groupe. Les municipales ne s’annoncent finalement pas aussi radieuses sur ses terres d’élection avec entre autres une grave crise du côté de Calais (marquée par la thématique migratoire) où le Rassemblement national espérait bien conquérir la mairie d’une ville symbole où Marine Le Pen est largement arrivée en tête avec 42 % aux Européennes. Les claquements de portes et de placards s’accumulent aussi dans plusieurs grandes villes du Nord et du Pas-de-Calais, où les « vieux » militants fustigent des parachutages migratoires de copains de la tsarine. Un comble et un mauvais vaudeville pour la cheftaine contestée dans son propre fief. La révolution gagne du terrain! Vivement la trêve des fêtes de fin d’année réclamée par la même Marine…pour les grévistes du rail!

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