Municipales: « Au secours, Jean-Louis, reviens, ils sont devenus fous… »

Le maire d’Evreux ne chaussera probablement pas les crampons sur le stade du 14 juillet qui, ce soir, sera baptisé du nom du footballeur Mathieu Bodmer, une gloire locale du ballon rond, qui contrairement à bien de sportifs de renom est resté fidèle de cœur et d’attache à sa ville. Comme il avait endossé il y a peu le kimono du parfait combattant de karaté, un sport tellement défendu par le regretté Alcino Alves Pires, dont le nom a été aussi donné à une aire de sports. Il laissera le soin à plusieurs de ses lieutenants de le représenter dignement sur le terrain. De profession urgentiste, le maire sera bien évidemment de la partie, le long de la main courante. Souhaitons qu’il n’aura pas à intervenir sur le synthétique!

A défaut d’atémis, l’édile ébroïcien, reçoit depuis quelques jours quelques tacles plus ou moins appuyés, non pas de footballeurs, mais de ses électeurs potentiellement de droite, décus pour certains d’entre eux que l’on parle davantage de ses prises de guerre (pacifique) à gauche. Avec des renforts symboliques et des noms qui comptent dans la Cité-Jolie. Une ouverture de bon aloi pour un élu désireux de composer la meilleure équipe possible en… ratissant large, comme tout bon jardinier. On ne lui fera pas l’outrage d’imaginer un seul instant qu’il suive les traces du…chef de l’Etat, partisan du « en même temps »!

En même temps, on se remémorera néanmoins l’une des saillies du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine et ancien ministre, Patrick Devedjian, « Je suis pour aller loin dans l’ouverture y compris jusqu’aux sarkozistes, c’est dire » à l’adresse de son ami président à l’annonce de l’arrivée au gouvernement de personnalités bien marquées à gauche. Ce conseil sera-t-il suivi par Guy Lefrand pour le bouclage de sa liste municipale qui ne devrait plus maintenant tarder ? Les transferts ou transfuges passent parfois difficilement. C’est vrai qu’à Evreux, comme ailleurs, certains sont restés mémorables. Le champion des champions étant tout de même un ancien candidat à l’investiture du Parti socialiste, Ollivier Lepinteur qui, défait, se jeta quelques semaines plus tard dans les bras de Jean-Pierre Nicolas…avant, quelques années plus tard, de faire sécession avec Ludovic Bourrellier, un autre proche de l’ancien maire RPR et UMP et s’embarquer sur le radeau de LaREM. Les mauvaises langues, d’ailleurs, ne se privent pas pour se gausser de sa forte implication à ramer, contrairement à son compagnon du putsch manqué de peu, très présent, de probable infortune électorale! Et le plus croustillant dans l’affaire, c’est que l’on retrouve encore opposés Ollivier Lepinteur et Rachid Mammeri, ce dernier n’ayant pas caché son soutien à Guy Lefrand. Et peut-être plus si affinités…L’histoire de la politique ébroïcienne étant un éternel recommencement, on annonce aussi le grand retour sur la scène d’un ancien collègue adjoint de Guy Lefrand, du temps de Jean-Louis Debré, Rachid Talbi, disparu des radars depuis le départ de l’ancien président du Conseil constitutionnel. Jean-Louis, reviens, ils sont devenus fous!

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