Ca grince et la fronde s’installe! Le maire d’Evreux joue aussi les rebelles…

La première, mais pas la seconde! Reste que la résistance au second confinement ne reste pas au point mort tant chez les maires que les commerçants. La liste des maires hostiles à la fermeture de leurs petits commerces dits de proximité, ne cesse de s’allonger et le virus de l’illégalité gagne du terrain. L’ex de Marine Le Pen, le maire de Perpignan, Louis Aliot, élu en juin, a été l’un des précurseurs de cette fronde, avec l’un de ses frères d’armes de la côte du Languedoc-Roussillon, le maire de Béziers, Robert Ménard, toujours en première ligne lors qu’il s’agit de se révolter et de secouer le cocotier! Avec ses gros sabots.

Le maire d’Evreux, Guy Lefrand, solidaire de ses commerçants, à la fois urgentiste et concerné à titre personnel par le monde du commerce, a décidé finalement ce samedi matin de jouer les « rebelles » en prenant un arrêté autorisant les commerçants non alimentaires à ouvrir leurs magasins. Et en déposant deux référés « liberté et suspensions » . Une démarche, qui ici comme ailleurs, ne manquera pas d’être cassée par le préfet de son département. C’est d’ailleurs assez drôle que son ancien ami, Bruno Le Maire, dont il a été le suppléant à l’Assemblée nationale et toujours ministre de l’Economie en dépit de ses désaccords avec son boss, a été l’un des ministres influents à tenter jusqu’au dernier moment de convaincre le chef de l’Etat à renoncer à un nouveau confinement synonyme de fermetures. Et à tancer aujourd’hui (comment pourrait-il faire autrement? ) bien évidemment les rebelles qui se mettent dans l’illégalité. Ce que refuse le maire « républicain » des Andelys, toujours dans l’Eure, moins hostile au gouvernement, Frédéric Duché. « Un maire, communique-t-il, ne peut aller au dessus des lois. « Ces élus qui prennent ces arrêtés essaient à mon sens d’être dans le coup de communication et la démagogie la plus basse…Il est facile de surfer sur les peurs des uns et des autres ». A-t-il vraiment tort lorsqu’il regrette qu’il ferait prendre un risque d’amende d’une fermeture administrative et une amende à ses commerçants. Une approche qui se tient aussi car ce ne sont pas les villes qui paieront une éventuelle « prune » au goût salé!

L’élément déclencheur de cette révolte a été l’autorisation absurde donnée dans un premier temps puis retirée à une enseigne comme la FNAC et à la grande distribution de pouvoir continuer à « commercer » contrairement aux petits libraires, une nouvelle fois les dindons d’une mauvaise farce. Et là il ne s’agit pas de livres forcément consacrés à la gastronomie. Sans parler des grandes plateformes de l’e-commerce. Mais comment un gouvernement peut-il s’enfoncer dans une telle « connerie » que je stigmatisais déjà il y a deux jours.

Quelle belle fumisterie que cette notion de commerces jugés non essentiels, source de tant d’incompréhensions et colère. Qu’il y a-t-il aussi en commun entre un cafetier, un coiffeur ou un fleuriste d’un chef-lieu de canton et des rares commerces encore vivants; et ceux des grandes villes et des grands boulevards ? La réponse est facile: aucun. Si ce n’est quand même et ce n’est pas le moindre qu’il va de leur survie avec cette année calamiteuse. D’où cette impression bien réelle d’injustice qui va pousser des milliers de commerçants à entrer en guerre contre le pouvoir royal d’Emmanuel I er. Un peu, toutes proportions gardées comme une autre fronde historique qui pendant quatre ans et la minorité du roi Soleil, Louis XIV, suscitée notamment par l’arrestation et l’assassinat des princes de Condé, mit le royaume de France, alors dans les mains de Mazarin, à feu et à sang…Il s’agissait bien sûr d’un seul flash-back historique (tiré par les cheveux avant qu’ils puissent être coupés) pour tourner les pages d’un livre que l’on ne peut plus acheter, sinon en ligne! Une concurrence totalement déloyale alors que petit commerce a déjà assez « morflé » depuis deux ans avec la succession de crises sociales et sanitaires. Une vraie jaunisse!

Roselyne Bachelot, déjà que le monde de la culture est touché mortellement, faites en sorte que l’on puisse encore tourner des pages dans l’avenir. Demain il sera peut-être trop tard. S’il m’est possible d’ironiser, j’irai presque, après avoir entendu la supplique d’un dirigeant d’une grande…maison spécialisée dans la literie, mettre en avant le fait que les magasins de son enseigne n’accueillaient pas plus de dix visiteurs par jour! Alors le choix de son « plumard » constituerait-il un grave danger ? Contrairement à d’autres lieux envahis par des « hordes » de consommateurs, qui par milliers, se bousculent dans les allées. Et si je poussais le bouchon un peu plus loin, les imprimeurs avec l’édition de faire-part de décès! Ca aussi, c’est du commerce non essentiel ? Et je pourrai multiplier ces exemples par dizaines…Et ne pas oublier dans le même temps, de placer une partie de nos chers élus, devant leurs contradictions, alors qu’ils pleurent aujourd’hui à grosses larmes (souvent sincères) de crocodile la mort du petit commerce discriminé une seconde fois, qui ont pourtant fait le lit bien douillet de la grande distribution et des centres commerciaux en périphérie de leurs villes et même villages, depuis tant d’années. Ils peuvent vraiment se mordre la queue. Mais c’est vrai, il s’agit d’un autre problème…Et pendant ce temps-là, Amazon et les autres, multiplient à l’envi leurs campagnes de publicité! J’en serai presque à reprendre le slogan des Insoumis et de Jean-Luc Mélenchon « Résistance, résistance ». C’est grave docteur, on s’en remet ?

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