Un sale état d’esprit peu sportif et une rentrée « édouardesque » à Fontainebleau !

Le football français a décidément de gros moyens pour s’offrir des polémiques bien inutiles. Les dernières en date remontent à hier avec le placement en détention d’une internationale du PSG soupçonnée d’avoir été la commanditaire d’une violente agression dont a été victime l’un de ses coéquipières (qui avait fait grand bruit il y a quelques mois) ajoutée à la sortie une fois encore dévastatrice et symbolique d’un sale état d’esprit !

Certes il ne porte plus le maillot frappé du coq depuis un bon moment, mais quand même. Avait-il pour autant besoin de « cracher dans la soupe » cet ancien international et capitaine de l’équipe de France aux 81 sélections, Patrice Evra, qui, en 2010, s’était ridiculisée à la face du monde entier, en faisant la grève des entraînements du sélectionneur de l’époque, Raymond Domenech. Le pire des cauchemars survenu à la coupe du monde de 2010 disputée en Afrique du sud et une élimination directe dès le premier tour après un nul et deux défaites. Et le souvenir humiliant de ces sportifs dorés d’enfants trop gâtés, enfermés dans un car avec leur capitaine, l’un des meneurs d’une équipe n’acceptant pas l’éviction de l’un des leurs, l’attaquant Nicolas Anelka, renvoyé en France pour ses propos grossiers dans les vestiaires. Et comme plus tard Karim Benzema, l’ex-défenseur de Monaco, de Manchester United et de la Juventus de Turin et une fin de carrière bien terne à Marseille, l’un des plus beaux palmarès du foot français pourtant, même si obtenu dans des clubs étrangers, paya cher sa fronde et aussi ses écarts de langage en étant privé du maillot tricolore avant finalement de revenir. Par la petite porte qu’il a empruntée hier à nouveau en regrettant avoir porté ce maillot des « bleus ». « Si ç’était à refaire ce n’était pas ce maillot que j’aurais dû revêtir mais bien celui de mon pays d’origine, le Sénégal ». Un pays qu’il a quitté à l’âge de un an avec ses parents pour rejoindre la France. Regrets éternels pour un tacle pour le moins mal venu aujourd’hui d’un sportif de haut niveau à la langue bien pendue. Et souvent pas pour le meilleur pendant sa longue carrière. Une grande gueule en quelque sorte qui, pour couronner le tout, a suscité dans ce même propos de vives réactions en balançant « lorsque vous jouez et gagnez avec l’équipe de France vous êtes bien considérés, mais lorsque vous perdez, vous n’êtes qu’un sénégalais »! Un coup de boule à la « Zizou » en direction des supporters français jugés racistes ?

A sa décharge peut-être, on ne peut pas mettre sous silence les attaques racistes dont il fut parfois victime alors qu’il jouait sur les pelouses italiennes au dessus desquelles un grand nombre de stars ou pas du ballon rond d’origine africaine sont victimes d’odieuses attaques raciales depuis des années ! Mais cela ne suffit pas à justifier ce tacle appuyé à l’adresse d’un pays, la France, qui lui a beaucoup donné ! Forcément récupéré à la droite de la droite de la classe politique.

Et quel constraste ce même jour avec la sortie définitive des courts de tennis d’un vrai prince et champion, 20 grands chelems au compteur, aussi à l’aise et classe dans le sport que dans la vie. Un grand monsieur que le suisse, Roger Federer, qui, à 41 ans, tire sa révérence des tournois. Ce qui a valu au quotidien l’Equipe, hier, de titrer joliment à sa Une, « God save the king ». Un titre bienvenu pour saluer ce seigneur de la petite balle…

PS: Il est aussi monté au filet hier pas très loin des rochers de la forêt de Fontainebleau où il est loin d’avoir fait ses adieux comme un certain Empereur à ses troupes, mais bien sa rentrée politique avec ses amis du mouvement « Horizons » qui va bientôt souffler sa première bougie. Edouard Philippe était entouré de nombre d’élus normands et aussi du premier des niçois, Christian Estrosi, sacré numéro deux de l’une des trois principales familles de l’écurie présidentielle et de son ancienne ministre, Elisabeth Borne, installée depuis à Matignon. Sourires complices et embrassades de circonstance. Retrouvailles au cours desquelles l’ex-chef du gouvernement a une fois encore défendu la « nécessité de lancer le chantier des retraites pour équilibrer le système en faisant en sorte que l’on travaille plus longtemps ».

Le maire du Havre astreint à jouer les équilibristes a bien renouvelé fermement ses intentions de loyauté à l’égard du chef de l’Etat. Une louable intention même si l’ambition reste bien prenante ! Elle n’est pas facile la vie d’un prétendant à une autre couronne royale même si davantage républicaine et élyséenne. Son prénom est déjà très british…Même s’il ne porte pas toujours chance pour la fonction de président républicain, la preuve avec son altesse, Edouard Balladur dit « Ballamou », candidat malheureux à la présidence et pourtant largement favori pendant des mois face à son ami de trente ans, le « Grand Jacques » en 1995 !

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