Le Premier ministre eurois, Sébastien Lecornu, aurait-il peur de son ombre comme l’a caractérisé ce matin le « petit argentier » du rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy. Le même qui faisait preuve d’un certain humour, en relation avec le coup médiatique de son président Jordan Bardella « surpris « avec sa princesse d’origine comme lui italienne, mais beaucoup moins roturière sur le rivage corse à Ajaccio. Une destination certes rêvée ! L’un des bras droits des dirigeants du RN, le député de la Somme, ne s’était-il pas amusé en espérant lui aussi son…prince. Ça ne sera de toute évidence pas le chef du gouvernement. Qui, hier lundi, comme son prédécesseur, pour parvenir à trouver un budget et l’assentiment socialiste, avait déjà remis à plus tard le projet déjà voté de la retraite à 64 ans. À la poubelle comme ce projet permettant aux boulangers et fleuristes de pouvoir faire travailler leurs personnels et ouvrir sans crainte de contraventions, leurs boutiques le 1 er mai prochain. Une sévère concurrence évidemment pour la CGT dans sa vente de clochettes de muguet dans les rues au passage des défilés. C’est moins vrai pour le pain dont il n’est pas un adepte du partage et de la distribution. Et bien non, nouvelle reculade. Ça pourra encore attendre un an ou à la Saint-Glinglin ! Le gouvernement a eu la trouille dans cette époque conjoncturelle des hausses des prix des carburants, des réactions syndicales et notamment celle la CGT ! Il capitule. Comme trop souvent. Peut-être aussi pour ne pas faire trop plaisir à Gabriel Attal, à fond derrière ce dernier projet, plus trop en cour à Matignon et l’Élysée.
Le Premier ministre a assuré les artisans qu’il leur ferait des propositions prochainement. Il appelle au « pragmatisme en lien avec les partenaires sociaux. Les réformes sont possibles dans le respect et la méthode ». Qui peut imaginer un seul instant et à quelques jours de l’échéance électorale de la présidentielle de 2027 que le dossier sera remis sur la table ! Personne ou pas grand monde ! La présidente de l’Assemblée nationale ne s’est pas cachée, lors d’une matinale radiophonique, pour dire tout le mal de ce qu’elle pensait de cette reculade qu’elle considère comme un « échec ». On ne peut pas lui donner tort sur le coup ! Surtout pas de vagues. Comme cette absence de courage est cruelle et mortifère…La « vache sacrée » du jour chômé du 1 er mai pour tous mérite-t-elle d’être éternelle ?