C’est aussi…la guerre après le scrutin municipal à Evreux !

Le maire d’Evreux a délibérément choisi ses souffre-douleur dans l’opposition. Si en effet l’opposition de gauche conduite par Gérard Silighini se montre jusqu’alors des plus mesurées dans « l’offense faite au premier magistrat de la ville préfecture » il en est tout autrement pour Eugénie Petitjean, au nom de l’UDR-RN et Samuel Brigantino, qui , au lendemain de la réunion du conseil municipal tenue lundi soir dans un climat pas vraiment apaisé, sont sortis de leurs gonds, la première toute particulièrement furieuse des invectives lancées par Guy Lefrand. « Le maire a préféré les remarques déplacées à mon égard plutôt que le débat. Je ne me laisserai pas impressionnée par ses attaques agressives répétées. Il est même allé jusqu’à dire que je faisais honte à mon parti et que je n’honorais pas mes électeurs. Je déplorais seulement le manque d’exemplarité des élus d’une ville aux finances dégradées mais qui pourtant ont voté une augmentation de 25 % des indemnités des adjoints. Une façon de s’adresser à la population en lui disant: pour vous les efforts et pour nous les augmentations ». À Evreux, l’argent public mérite mieux que ces leçons de morale à géométrie variable ». Cette hausse a défrayé bien des chroniques dans nombre de villes de notre territoire où les oppositions de gauche comme de droite ou chez les extrêmes, se sont manifestées avec beaucoup d’élan surtout lorsqu’elle a dépassé parfois une inflation de 40 % et plus. Les mairies n’ont peut-être pas de pétrole mais elles ne manquent pas d’être gourmandes pour ceux qui la représentent ! Et ce dans les délais les plus brefs pour une priorité qui ne peut souffrir d’attendre…

La colère est toute aussi palpable chez le leader de la liste arrivée en seconde position à seulement trois points de l’équipe victorieuse. Samuel Brigantino ne s’en laisse pas plus « conter » et partage son hostilité à la majoration des indemnités des élus de l’exécutif. En faisant aussi le parallèle avec l’indigence des moyens proposés aux agents de la collectivité qui eux ne bénéficient pas de ces mêmes largesses financières. Et également le comportement général de la municipalité mise en place, qui déplore-t-il « ne respecte pas les élus des oppositions qui représentent tout de même plus de deux tiers des électeurs et électrices » !

C’est la guerre et elle promet d’être sévère…Les rives de l’Iton risquent de se transformer en détroit d’Ormuz à la sauce euroise. Mieux vaut en rire ! Les kayaks de l’amiral Lefrand pour défendre son hôtel de ville seront-ils suffisants ? Ça démarre fort en tout cas ce troisième mandat du premier magistrat ! Les hostilités reprendront lors de la prochaine réunion du conseil municipal prévue en juin prochain. Ce ce qui ne veut pas dire pour autant que…les frappes vont cesser d’ici là. Les séances promettent d’être animées comme jamais. Ne vous étonnez pas si l’édile ébroïcien, dont le ton mesuré n’a pas excédé quelques jours (le naturel revient souvent au triple galop) prévoit dans ses dépenses futures l’achat de casques lourds et de gilets pare-balles. Pour les armes létales et les chars il faudra encore patienter. Faute de moyens financiers suffisants ! Et je ne pense pas que de tels investissements lourds seraient permis pour une collectivité locale. Plus sérieusement C’est bien triste de constater de tels débordements…

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