Les encartés républicains sont invités jusqu’à ce soir dimanche à désigner, par voie électronique, leur champion pour 2027. L’option de l’adoubement de leur président facilement élu en la personne du vendéen, Bruno Retailleau, redevenu sénateur après son départ de la place Beauvau semble la plus probable un an après avoir été porté à la présidence de LR avec 74 % des suffrages contre Laurent Wauquiez. Même si trois options sont offertes, une primaire en interne, une autre ouverte aux sympathisants, la troisième portant sur l’investiture , d’office de l’ancien ministre de l’Intérieur apparaît comme la plus vraisemblable. Un « choix de dupes » accuse « Lolo » du Puy-en-Velay, le patron des députés LR, à l’Assemblée nationale, pour qui ce sera un vote blanc, alors que l’ex-Premier-ministre, Michel Barnier, votera lui pour la primaire ouverte. Un choix qui pour autant ne résoudra rien puisque des individualités certes estimables comme le maire de Cannes, David Lisnard, a claqué la porte de son parti d’origine, il y a peu, pour se lancer justement en solo dans l’aventure présidentielle. Et rien ne dit qu’ils ne seront pas plusieurs. Leur ego dépasse de très loin l’intérêt général ! Ils s’y croient déjà comme successeurs d’Emmanuel Macron…
Bruno Retailleau, aux sondages médiocres, reste très isolé. Dans son propre camp. Un ministre LR ne dit-il pas avec une certaine cruauté: « il n’y a vraiment que l’eurodéputé, François-Xavier Bellamy, pour croire à un succès avec peut-être son ancien mentor, François Fillon » ajoute-t-il encore avec une pointe pleine de sarcasme. Même s’il est désigné ce dimanche soir, celui qui s’est tiré une balle dans le pied en quittant son ministère pour engager sa croisade anti bloc central, ira-t-il jusqu’au bout de sa candidature…Surtout si les enquêtes d’opinion lui sont toujours très défavorables à l’automne prochain. Ou finalement de bon ou plutôt de mauvais gré, il se rangera plutôt derrière le candidat le mieux placé alors pour défendre les valeurs de la droite et du centre. Pour ne pas endosser officiellement l’habit du diviseur coupable du pire à savoir faciliter une finale entre les deux extrêmes! Ce candidat, le plus à même…aujourd’hui, d’éviter cet affrontement, pourrait être le maire du Havre, Édouard Philippe, dont la victoire aux municipales a redonné des couleurs après un hiver douloureux en terme d’opinions favorables.
Combien de troupes derrière le vendéen, leader d’un parti tellement divisé et meurtri ? Les anciens électeurs du parti gaulliste, partis avec armes et bagages préféreront toujours comme on le dit si souvent, la « copie à l’original » hélas: le Rassemblement national et son allié Éric Ciotti. Que ce soit Bardella ou Le Pen. Qui jouent…depuis des années largement la course en tête dans les sondages ! Les gagnants auto-proclamés à droite n’ont été que très rarement gagnants à l’arrivée depuis trente ans. Des sondages dont il faut toujours se méfier surtout à un an de l’échéance. Les résultats des municipales pour beaucoup n’allant pas dans le sens des prévisions, attestent du mal-fondé de ces photographies tellement pernicieuses pour la démocratie !