Baskets blanches tant pour les hommes que pour les femmes et des tenues de deuil éloignées des précédentes que nous avons toutes et tous connus souvent dans « notre temps ». Il manquait même pas, pour beaucoup, l’accessoire indispensable chic parisien et bobo des petits sacs à dos sur les épaules. Plus destinés à faire une randonnée sur les GR ! Encore que du côté du quartier Saint-Germain dans le 6 e arrondissement et autour de l’église Saint-Sulpice, la plus grande de la capitale, les chemins de grande randonnée se font rares. Je n’ai probablement été le seul « vieux con » de service à m’apitoyer sur les difficiles fins de mois de nos pourtant si célèbres acteurs et actrices (le parterre était de qualité) venues rendre un dernier hommage à l’une des leurs, Nathalie Baye. Si lumineuse dans ses rôles et sa vie personnelle et qui aurait mérité de toute bonne foi, en ce jour triste de départ, des collègues un peu plus raffinés dans leurs « accoutrements »). Les costumières n’avaient pas probablement pas prévu de travailler. Sans forcément porter la cravate, qui fait bien sûr ringard ou pour nos comédiennes qui avaient oublié une coiffure un peu plus digne, la plupart de nos stars de la chanson et de la scène de théâtre ou du cinéma ne s’étaient pas « foulés ». Un irrespect total. Une question de mode très probablement. La liste est longue et il n’est pas besoin de décerner le César de l’artiste le plus représentatif de la profession de ces intermittents du négligé ! Quel dommage. Qui rime un peu avec outrage. Heureusement que les hommages émus rendus par les intervenants, par sa fille, Laura, bien sûr et notamment par l’un de ses anciens compagnons, le politique Jean-Louis Borloo et l’un de ses amis de longue date, le grand acteur Jacques Weber, lui aussi chaussé de baskets…mais le talent excuse un peut tout. Et puis Weber n’est-elle pas une aussi une marque connue de…barbecue. Ça allait finalement bien avec le défilé de personnalités sur le parvis de l’édifice religieux ! Il ne m’aurait pas été, provocation pour provocation, désagréable, de voir sur ma petite lucarne, le visage d’un des monstres sacrés du 7 e art, Gérard Depardieu ( qui a joué à cinq reprises avec Nathalie Baye) au bras de l’une de ses amies qui ne l’a jamais lâché, Fanny Ardant. Il ne voulait probablement pas troubler la cérémonie !
Le hasard a voulu hélas que le monde du cinéma soit partagé en cette même matinée par une autre cérémonie funèbre: celle de l’actrice, certes moins connue, Nadia Fares, mais néanmoins très bien accompagnée avec aussi une quantité de fleurs impressionnante…Le décorateur ou la décoratrice avaient fait eux leur boulot !