C’est la guerre ! Un nouveau Gaza en perspective ? Mieux en vaut en rire même si ce n’est pas très drôle. On se déchire à gauche, bastion électoral depuis des lustres de Seine-Saint-Denis où les parts de…marché électoral désormais se partagent entre socialistes et insoumis, qui, depuis la mi-avril, se déchirent à pleines dents, suite à la décision du maire socialiste très médiatique de Saint-Ouen, Karim Bouarane, d’empêcher l’enseigne 100 % halal de poulets de la chaîne de fast-food « Master Poulet » d’ouvrir son restaurant. L’une des trente boutiques déjà installées avec succès en région parisienne…sur la cinquantaine existant sur le territoire national, plutôt au plus près de la population locale d’origine étrangère. Celle de la « Nouvelle France » tellement chère à la France insoumise.
Toujours est-il que le maire de Saint-Ouen, dont le mandat municipal a été très largement renouvelé face à son adversaire de LFI, n’a que peu goûté ce qu’il considère comme une installation sans autorisation préalable. Ce qui l’a motivé à faire ériger par ses agents municipaux, un mur en béton obstruant la terrasse et l’entrée du fast-food. Situé en face d’un restaurant baptisé « Le bouillon du coq » le bien nommé, ouvert par le célèbre chef étoilé, Thierry Marx !
La municipalité a même été jusqu’à ajouter un décor floral avec pots de fleurs pour masquer en partie le commerce. Ce qui bien sûr n’a pas été du goût de la chaîne qui a porté l’affaire devant le tribunal administratif de Montreuil. Et remporté son référé. Et d’afficher en réplique un slogan sur le commerce un très visible « Karim, l’argent public n’est pas au service de ton ego » Et depuis c’est la guerre entre la municipalité, soutenue par nombre de riverains du quartier et « Master Poulet » qui lui bénéficie du soutien appuyé de celui de la France insoumise et de ses élus d’autres cités du département dont la « nouvelle idole » du peuple insoumis, Bally Bagayoko, nouvel édile de Saint-Denis, chef-lieu de 150.000 habitants du département. Le même, sorti vainqueur du sortant socialiste lors du premier tour, qui a aussi remporté dans la foulée aux dépends de son voisin et pas vraiment ami de Saint-Ouen, la présidence de l’agglomération « Plaine Commune ». Un résultat de nature à envenimer encore un peu plus un climat déjà pas très sain entre les deux hommes. Et cette histoire de « poulets-frites » low-cost » est venue rajouter du sel dans cette guerre presque digne, sans le comique de situation du film « L’aile ou la cuisse » et de la confrontation entre Julien Guiomar, l’ambassadeur de la mal-bouffe et le père et le fils d’un célèbre guide gastronomique, interprétés par le duo Coluche-« Fufu ». Il n’était pas encore question à l’époque aussi des aventures inoubliables de « Rabbi-Jacob » de la vente exclusive de produits halals ! Et d’un environnement mal odorant, selon les riverains concernés par ces effluves olfactives mal considérées dans d’autres villes de la région francilienne comme à Boulogne-Billancourt, où la « guerre du poulet » aromatise aussi un climat politique déjà pesant. On peut préférer en cette journée de fête du 1 er mai, l’odorante célébration des clochettes de muguet…Surtout en ce monde si cloche !