C’était non plus un superbe bouquet de muguet offert en brins ou en pots, mais un véritable marronnier dans le jargon journalistique, pas tout à fait de saison, pour nos hommes et femmes politiques. Celui de se bousculer cette année en cette journée du 1 er mai, pour un certain nombre d’entre-eux, dans des halles-enfin pour celles qui étaient ouvertes-et chez nos petits artisans boulangers bien méritants. Quel intérêt totalement désintéressé de nos « pointures » nationales. Ainsi Bruno Retailleau a-t-il été bien aperçu, pas très loin de ses terres vendéennes , aux halles de Cholet, pour devant les caméras, déambuler, parmi les étals pour encourager ses occupants qui, contre vents et marées, ont pris quelques risques pour ouvrir leurs commerces.
Même que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est offert un déplacement un peu plus lointain, bras dessus, bras dessous (c’est une image!) avec le régional de l’étape sur les terres du député de Haute-Loire, Laurent Wauquiez, en Auvergne. Forcément chez un artisan-boulanger. Une profession caressée dans le sens de la baguette en ce jour !
Et ne voilà-t-il pas que le chef du gouvernement, pendant sa visite, est prévenu de façon presque instantanée qu’un boulanger de Bourgoin-Jallieu, en Isère, venait de sa faire épingler par deux inspecteurs du travail à la fois zélés et très probablement politisés…À moins bien sûr qu’ils n’aient été que motivés pour faire respecter une loi un peu floue ! Réaction immédiate de l’homme de Matignon: il appelle le commerçant verbalisé et lui assure qu’il fera le nécessaire pour qu’il ne soit pas puni ! Ce qui n’est évidemment pas du goût de certains syndicalistes. Force bien sûr doit rester à la loi ! Gabriel Attal a aussi suivi le mouvement en n’oubliant pas d’aller également soutenir la profession, hier matin à Vanves, où il est élu local.
Alors que de son côté le premier des socialistes, Olivier Faure, n’a pas lui participé à cette journée symbolique de soutien aux boulangers. Il participait au défilé syndical d’Amiens où le prétendant possible à l’Élysée, n’est pas passé par un fournil, mais cela ne l’a pas empêché de sortir « enfariné » et d’être comparé à un « traître à la gauche ». Il n’y a plus vraiment de respect…
L’un des très mauvais élèves de la France insoumise, Thomas Portes, toujours prompt à prôner la révolution a profité, lui, de cette journée chômée et de sa participation au cortège syndical parisien, pour réclamer-ce n’était pas une mauvaise blague du 1 er…avril-l’instauration de sept nouveaux jours fériés pour encore assouplir le temps de travail. Et parmi ceux-ci, pour commémorer le jour de l’institution de la cinquième semaine de congés payés en date du 16 janvier, la fin de l’esclavage le 4 février et pour…couronner le tout, entre autres, une petite journée supplémentaire pour la route, pour honorer le 4 août l’abolition des privilèges, une célèbre Nuit…Et pour le jour de l’abolition de la « connerie » , il a prévu quelle date de commémoration dans son nouveau calendrier ? Et pourquoi pas la retraite à cinquante ans, au week-end de 4 jours, le SMIC à 2.500 euros ? L’humoriste en chef de l’hémicycle mérite bien tous nos soutiens ! Même si lui n’est pas boulanger…mais davantage plus ouvert aux kebabs et couscous ! La harissa me monte au nez…