N’évoquez surtout pas le mot retraite devant l’ex de Matignon, Elisabeth Borne ! Celle qui…a l’âge de sa réforme tant controversée puis abandonnée, pour permettre au gouvernement conduit par Sébastien Lecornu de sauver sa tête, a en effet décidé de quitter le parti « Renaisssance ». Une émancipation qui n’a rien d’étonnante en raison notamment de l’état de son « relationnel » avec son successeur à Matignon, Gabriel Attal, chef de la formation macroniste avec qui elle s’était un moment disputée la conquête du mouvement. Avant finalement d’abandonner tout velléité de s’opposer à lui après la dissolution. Elle manquait de troupes. La députée du Calvados surnommée aussi « Madame 49-3 » n’entend pas pour autant afficher clairement la moindre ambition pour 2027 et s’engager dans la course de petits chevaux de la présidentielle. Cela ne va pas l’empêcher, à son tour, de lancer dans les prochaines semaines sa « petite entreprise » une énième petite écurie politique baptisée « Bâtissons ensemble ». Tout un programme ! Comme son livre devant sortir ces jours prochains. C’est fou ce que nos hommes et femmes politiques font preuve d’imagination pour tenter d’exister dans cette mare aux canards. «Babeth » se lance à son tour dans le vide ! Quoi de plus naturel lorsqu’on sait que dans sa « circo » électorale existe un site très connu des amateurs de saut à l’élastique !
Elle n’est pas la seule. Est-il besoin de rappeler qu’il y a quelques semaines, plus à droite, le maire de Cannes, David Lisnard, réélu de façon très confortable édile de la ville festivalière avec un score de 80 % a lui aussi quitté la maison mère des Républicains pour faciliter son engagement à la tête de son mouvement son entrée en campagne présidentielle. Il a beau aussi être président de l’Association des maires de France, on ne peut pas dire qu’il attire des colonnes de soutiens sur le territoire national. Ses qualités sont certes indéniables mais pour autant peut-on croire qu’il ira jusqu’au bout de sa démarche paraissant encore bien esseulée! Il reste l’un des fervents défenseurs d’une primaire à droite pour 2027 pour espérer sortir de son certain anonymat. Il peine à convaincre et à décoller déjà dans les sondages. En résumé, il n’imprime pas suffisamment. Son espace reste qui plus est restreint entre le président de son ancienne famille LR, Bruno Retailleau et son ami de la Côte, Éric Ciotti, avec qui il partage nombre de connivences. Il réfute en revanche l’idée que certains lui prêtent à savoir rejoindre « un jour » Rico et ses amis du RN: si je suis pas allé chez Macron à cause de ses nombreuses contradictions, ce n’est pas pour autant m’allier au RN dont je ne partage pas les convictions ». Une seule certitude à ce jour: il lui sera pas déroulé le moindre tapis rouge pour monter sur les marches de l’Élysée. Et son ascension risque d’être trop haute pour lui. Paris, ce n’est assurément pas la Croisette !