Ce scandale de masse inadmissible a trop légèrement bousculé et influencé l’issue du match entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, sorti vainqueur d’une confrontation avec un avantage chiffré inattendu ! Et pourtant les griefs ne manquaient pas pour destabiliser le dauphin non souhaité d’Anne Hidalgo. Qui se devait aussi d’endosser cet héritage des plus néfastes pour la municipalité sortante. Touchée mais finalement pas coulée. Le socialisme municipal comme à Nantes et Rennes devenues au fil des ans, des villes de la honte et de la crainte en terme de sécurité ou plutôt d’insécurité, est souvent rejeté massivement pour des raisons différentes entre chaque campagne mais au final les mécontents votent toutefois toujours pour eux. En témoigne la colère récente des habitants d’un quartier de Nantes après qu’un jeune de 15 ans soit tombé sous les balles de narcotraficants. Ils ne cessent, à juste titre, de s’emporter contre le laxisme de leurs « chers élus » (évidement pas le seuls responsables) mais ils les réélisent pour un grand nombre d’entre eux, probablement, à chaque scrutin. Qu’ils ne viennent pas après se plaindre ! Et ce qui est vrai dans l’Ouest, l’est tout autant dans certaines villes et métropoles dans l’hexagone.
Les chiffres livrés ce dernier week-end par la procureure de la République de Paris sont encore plus terribles que ceux annoncés et envisagés il y a quelques mois et n’ont pas de quoi rassurer tous les parents des écoles concernées. Il ressort que 84 écoles maternelles de la capitale, une vingtaine de primaires et une dizaine de crèches municipales (excusez du peu !) ont été victimes de cette abomination dans le périmètre du périscolaire parisien où des personnels se sont livrés à une grande échelle pendant trop d’années, à des agressions à caractère sexuel sur des gamins et gamines. On ne peut pas dire que la sélection des intervenants ait été particulièrement convaincante ! Encore une honte…
Le nouveau maire, Emmanuel Grégoire, ne s’était certes pas caché pendant toute sa campagne de cette « grosse épine ». Tout devrait rentrer dans l’ordre dans les meilleurs délais. On voudrait tellement y croire. Il n’empêche: il est tout de même permis d’en douter, même s’il rapportait ce matin dans une matinale radiophonique que les parents d’élèves « devaient retrouver confiance dans leurs écoles. On a changé les procédures de recrutement, annonçait-il ce lundi matin, on fait des inspections, l’urgence face à cette pédocriminalité, c’est la police et la justice ». L’édile de l’hôtel de ville en a profité aussi pour aborder l’organisation de la semaine. Il se dit favorable à une semaine de quatre jours et demi mais avec une organisation différente…
Un bonheur de courte durée ! Bien sûr, le ouf de soulagement et la joie étaient palpables coté joueurs, dirigeants et supporters du HAC, hier soir sur le coup de 23 heures, après le maintien au sein de l’élite du club doyen havrais, suite à sa victoire sur le terrain des « merlus » lorientais, alors que dans le même temps les bourguignons d’Auxerre signaient une grosse perf en s’imposant sur la pelouse des « dogues » lillois et les Niçois rataient leur opération survie en ne faisant qu’un modeste nul contre le club relégué Metz (qui aura joué le jeu jusqu’au bout de leur saison). Les Havrais ont donc pu savourer momentanément l’idée de pouvoir échapper au barrage très incertain avec les « Verts » de Saint-Etienne. Mais l’ambiance du retour en Normandie a dû être hélas ternie par l’annonce du départ en juin de l’homme qui « tenait la barraque » depuis quatre ans, son directeur sportif, l’ancien ébroïcien, Mathieu Bodmer. Le » grand bonhomme » du miracle havrais, le plus petit budget de ligue 1 (25 millions d’euros), lassé par la « politique » de ses dirigeants et surtout investisseurs propriétaires, a décidé de reprendre sa liberté. Avec plein d’amertume toute aussi légitime. Ailleurs que dans le port normand où il avait été l’homme du retour en première division puis de son maintien « miraculeux » compte tenu de ses moyens financiers. Que fera aussi l’entraîneur décrié, Didier Digard, mais, qui lui aussi, a rempli son contrat ? Une nouvelle page en ciel et marine va donc se tourner et il y a tout lieu de croire malheureusement à de nouveaux jours très délicats pour monter une équipe digne de ce nom capable enfin de ne pas jouer sa survie en fin de saison. Le challenge s’annonce difficile mais passionnant ! En tout cas merci Monsieur Bodmer…le recruteur en chef ! Un départ bien sûr regretté par son président Jean-Michel Roussier. « Objectivement j’entends son désarroi, mais est-ce que je le comprends et je le partage ? La réponse est non. Je regrette sa volonté de partir. Je ne suis pas parvenu à le retenir. Pour autant je ne partage pas la nature de son désaccord avec le projet « Blue Crow ».