Un magnifique festival d’hypocrisie !

Il est permis de s’interroger. Un peu, beaucoup si possible avec une dose d’humour. La guerre du centre gauche n’en finit plus avec, en têtes d’affiche, trois « pistoléros » se disputant un espace des plus étroits pour la future présidentielle. Je jeux parler des trois rivaux bien à la…droite de Jean-Luc Mélenchon, Glucksmann (en sérieuse perte de vitesse dans sa trajectoire de l’Elysée) Hollande et Cazeneuve. Ce trio, pour clap de fin, comme dans l’une des scènes mythiques du film « Le bon, la brute et le truand » finira-t-il par se défier sous le cagnard, et dans un décor de cactus bien hexagonal, celui-là, pour déterminer l’identité de la première gâchette de la social-démocratie à la mode socialiste, comme dans un autre film tout aussi « historique » :  » Les tontons flingueurs ». En moins drôle forcément. Et sans la fameuse scène célébrissime de la soirée bien arrosée avec les compères de Lino Ventura et Bernard Blier ! Les trois se disputent le même magot d’un l’électorat a priori pas très épais, semble-t-il, de la gauche dite de centre gauche ! Les uns et les autres affûtent leurs petits calibres en vue de l’échéance alors que la question du départage où le temps, comme pour le droite et le centre, fera son oeuvre, à partir très probablement des sondages et ralliements des élus locaux, encore nombreux dans cette famille politique.

Et pendant ce temps-là, c’est aussi un magnifique festival des hypocrites sur la Croisette, à Cannes, où un sacré ramdam, sans l’espoir du gain d’une palme d’or, est survenu à partir d’une tribune parue dans le quotidien « Libération » et signée par six cents « hautes personnalités » du cinéma français, dont l’incontournable pétitionnaire Juliette Binoche, qui rime avec cinoche, s’est attaquée au « fascisme » de l’empire Bolloré…sans qui d’ailleurs le 7 e art à la française ne pourrait pas vivre sans son « pognon ». Je ne suis que très rarement ébloui (un doux euphémisme) , loin s’en faut, devant les méthodes du milliardaire breton à travers ses « navires amiraux » de presse écrite et médias de télés, mais là, l’attitude des ces « enfants gâtés » de la toile mangeant vraiment dans les mains de celui qui les nourrit, me paraît suspecte. Et c’est assez pittoresque lorsqu’on constate que sur les 20 films en compétition à Cannes, cette année, 13 d’entre eux ont été produits par le groupe Canal + attaqué par ces artistes et intermittents dopés par les subventions en tous genres. Ce qui ne veut pas dire pour autant que la réplique apportée par Maxime Saada, le directeur général du groupe de télévision, qui accueillit naguère nos inoubliables « Guignols de l’info », sous la coupe « bolloresque » ait été particulièrement inspirée et encore moins géniale. Et surtout un peu disproportionnée ! En l’occurrence celle consistant à menacer les 600 signataires de ne plus travailler avec eux ! Et tout ça sous prétexte que le vorace même empire médiatique souvent à juste titre très critiqué pour ses orientations politiques proches de l’extrême-droite, envisage une potentielle acquisition, d’ici à 2028, de 100 % des parts du distributeur UGC, alors qu’il en possède aujourd’hui 34 %. Certes la menace peut apparaître pour réelle, mais là encore, pour autant, il ne faut pas oublier la contribution très conséquente, que la filiale Vivendi apporte au cinéma français, avec comme dernier chiffre parlant, les 155 millions d’euros injectés cette année par le « banquier armoricain »…Et beaucoup de privilégiés d’un monde très narcissique semblent l’ignorer !

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