Encore une tête d’affiche pour la course à l’Elysée accrochée de façon très opportune au niveau agenda ?

Le Parquet national financier rentre en scène ! Il adore ça pour tenter de se payer le scalp des « grosses têtes » de la politique française. Surtout celles ayant une ambition présidentielle. Comme c’est aujourd’hui le cas avec Edouard Philippe. Poursuivi officiellement, depuis hier mardi, par le PNF, sur fond de faits présumés de détournements de fonds justement publics et prise illégale d’intérêts. Le tiroir fourre-tout bien utile et régulièrement utilisé par la justice. Et ce à partir d’une histoire éventuelle pouvant être considérée de prime abord de « corne-cul » pour minimiser les faits et de « vengeance » d’une haute fonctionnaire de la CODAH, l’agglo de la ville portuaire, qui non conservée par son président comme cadre dirigeant de la collectivité territoriale où elle occupait les fonctions de directrice adjointe des services, s’était transformée en « lanceuse d’alerte » tendance dénonciatrice, auprès des « juges-procureurs zélés » du PNF. Pour attirer son attention sur un délit de favoritisme dont aurait bénéficié l’association présidant aux destinées de la Cité numérique du Havre. Un asso justement ayant pour présidente à l’époque une adjointe au maire de la Porte Océane, elle aussi placée en accusation. Le montant de l’aide financière votée par la collectivité, s’élevait à l’époque à une somme de deux millions d’euros. D’où les accusations portées, les premières remontant à septembre 2023. Une « vieille histoire » remontant donc désormais à près de trois ans. Un laps de temps au cours duquel la plaignante, se disant aussi victime de « harcèlement moral » suite à son départ forcé, n’a pas ménagé sa peine afin de poursuivre…celui qui l’avait virée et contrainte « d’aller travailler ailleurs » que sur les bords de la Manche.

Le maire du Havre, depuis le déclenchement des rumeurs, revenant à espaces réguliers, sur la place publique du Havre, grâce peut-être à l’entrisme de la plaignante soutenue bien sûr par les opposants locaux de l’ex-locataire de Matignon, s’est toujours porté en faux contre les accusations de son ex-proche collaboratrice. Qui jusqu’alors n’avaient visiblement pas trop intéressé les magistrats concernés. Attendaient-ils de façon plus gourmande un moment plus propice ? Le « Doudou havrais » entend bien, selon son entourage, répondre à toutes les demandes d’explications formulées par les magistrats. L’inverse serait difficile à comprendre ! Il n’empêche, ce mauvais coup porté alors qu’il vient de lancer sa campagne à la course à l’Elysée tombe évidemment mal. Il risque tout aussi sûrement de lui porter tout de même préjudice, car avec à la vitesse où vont les « choses » en matière judiciaire, tout est permis d’imaginer. Et ses rivaux potentiels, à droite comme à gauche, ne vont pas se gêner de se gausser de cette « affaire » ou pas, susceptible de lui causer du tort au…bon moment. Puisque apparaissant à tout juste un an de l’échéance présidentielle. Cet agenda n’est évidemment pas fortuit. Il n’est donc pas totalement impossible que deux des compétiteurs principaux attendus sur la ligne de départ, Marine Le Pen et Edouard Philippe, y soient empêchés. Nous n’en sommes pas encore là, surtout pour le second ! Mais c’est néanmoins à la fois gênant et troublant.

Est-il besoin de rappeler le précédent aux conséquences néfastes pour l’intéressé, même si la « sale histoire » est toute autre, qui avait fortement nui aux espoirs de l’Elysée pour un autre prétendant en 2017, François Fillon, dans la dernière ligne droite ! Ce ne sont pas à ces juges de décider de l’identité d’un président de la République, mais bien aux électeurs dans les urnes ! Il n’est hélas pas interdit de penser, loin s’en faut, que d’ici à l’échéance, d’autres « saloperies » appelées « boules puantes » réelles ou pas, seront jetées en pâture et relayées dans les médias pour bien savonner la planche de ceux aspirant au titre suprême…

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