L’épidémie continue et un bonheur tellement partagé !

C’est donc en Aveyron à Rodez, cité remportée en mars dernier par l’un des siens, comme je le supposais il y a quelques jours, que le délégué général du parti « Renaissance » Gabriel Attal a lancé officiellement sa campagne présidentielle, hier vendredi. Un événement pas vraiment choc en terme médiatique (ils sont si nombreux tous les jours à s’ajouter à la longue liste des candidats déclarés) si ce n’est que l’ex-Premier ministre s’est fait un peu moqué par plusieurs de ses « petits camarades » du bloc central. « Il a essayé de faire du Chirac, mais ce n’est pas donné à tout le monde, surtout pour le plus parisien des Parisiens de se retrouver à serrer le cul des vaches. Le salon de l’agriculture est passé ». Quelle impertinence que ne pouvait pas, bien sûr, employer celle que l’on appelle « la groupie du pianiste » l’éphémère ministre chargée de porter la parole du gouvernement, Prisca Thévenot, toujours très fidèle à son Gaby préféré: « Le chemin de l’espoir avec lui est possible ». On en attendait pas autre chose. S’il n’en reste plus qu’une à la fin, ce sera bien elle !

Dans un tout autre domaine, l’épidémie très contagieuse des acteurs et artistes présumés coupables et déjà condamnés pour d’autres, pour des faits de violences sexistes et sexuelles, continue à bon rythme. Le dernier accroché n’est autre que le comédien Gérard Darmon, qui depuis plusieurs années, est poursuivi régulièrement par des associations féministes. Il devait en juin prochain présider le jury du « Premier film » à la Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, dans le théâtre-cinéma le plus vieux au monde encore existant dans ses murs. Il s’en faisait une joie. Mais finalement il a dû y renoncer pour ne pas pénaliser cet événement. Les féministes l’accusent en effet d’agressions à caractère sexuel sur plusieurs tournages. Le septuagénaire n’a été pour l’instant que visé par une plainte officielle. Mais la liste pourrait s’allonger.

Autre tête connue de la justice puisque condamné lui, il y a déjà un certain bail, pour ses préférences envers les jeunes filles mineures. Au niveau de l’âge et non pas professionnel au pays des corons, le chanteur Jean-Luc Lahaye programmé pour deux concerts dans deux villes du Pas-de-Calais, Hénin-Beaumont et Billy-Montigny, en cette fin mai, tenues par deux municipalités du Rassemblement national dont la première bien sûr, terre électorale de Marine Le Pen et gérée par l’un de ses lieutenants, Steeve Briois, qui, pas plus que son ami et voisin, ne trouve rien à redire à cette venue. « N’a-t-il pas payé sa dette à la société ? ». Tel n’est pas l’avis de ces mêmes combattantes du féminisme: « ce choix de programmation constitue une violence symbolique pour les victimes« . Faut-il rappeler que les premières plaintes contre le chanteur, icone des années 80, remontent à plus de vingt ans. Elue locale à Hénin-Beaumont comme d’ailleurs la « souris verte » Marine Tondelier, Marine Le Pen, sur une autre affaire beaucoup plus médiatisée, celle liée aux accusations portées contre Patrick Bruel, n’avait pas récemment hurlé avec les loups en indiquant qu’elle restait très attachée à la présomption d’innocence…Une position pas forcément bien interprétée par toutes ces dames !

Restons en ce début de week-end de la Pentecôte ensoleillé chez nos amis « Ch’tis » avec le succès historique (après 120 ans d’existence) des « sang et or » lensois, enfin récompensés hier soir dans le chaudron jaune et rouge du Stade de France, par le gain de leur première coupe de France. Quel public, ils étaient plus de 50.000 supporters de l’ex-bassin minier dans les tribunes ! Un grand moment de sport tellement mérité pour aussi l’une de ses anciennes gloires, Gervais Martel, l’ex-président pendant plus d’une trentaine d’années du RCL, en pleurs, au coup de sifflet final. Comme tous les joueurs de cette place forte du football français et son merveilleux public. Et cerise sur le gâteau, aucun incident ne se produisit à la fin du match. Ce n’était pas là encore gagné d’avance après la rixe de la veille au soir à Paris mettant en cause des voyous de supporters niçois. Bravo aussi aux Niçois pour leur tenue hors et sur le terrain ! Un déçu tout de même en tribune officielle près du chef de l’Etat, le nouveau maire de la capitale azuréenne, « Rico » Ciotti, défait pour sa première finale. Il se contentera probablement du maintien du club local, l’OGCN, au sein de l’élite, lors de sa double confrontation avec les « Verts » de Saint-Etienne, la semaine prochaine…

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