Les honnêtes gens se barricadent et fuient parfois la Ville et les voyous exultent ! C’était « Beyrouth-sur-Seine »…

On s’y habitue! Hélas. C’est aussi un sport national et surtout très parisien mais pas seulement, à l’occasion des…grandes occasions justement. Les gens honnêtes se barricadent et fuient parfois la Ville et les voyous exultent. Et pourtant il y en avait du « bleu » dans les rues. Eussent-ils été plus nombreux que ce n’aurait rien changé ! Des débordements en veux-tu, en voilà. Les scènes de chaos ont pris le pas sur celles de la fête. Avant, pendant et après le coup de sifflet de la délivrance sportive à l’issue des tirs toujours aussi irresponsables, aux buts gagnants pour les joueurs du PSG. Des bandes bien organisées en ont encore profité pour mener une guérilla urbaine, commencée tôt dans l’après-midi. Policiers attaqués, saccages dans plusieurs quartiers parisiens, voitures incendiées, casses de magasins, périphériques bloqués par des tirs de mortiers. C’était « Beyrouth-sur-Seine » sans les morts et les frappes militaires avec des images de honte traversant les continents. Et au total 750 interpellations sur l’ensemble du territoire national, dont la moitié dans la capitale. Et combien au final de vraies peines après ces 450 gardes à vue (un chiffre encore provisoire) ? Et pas seulement des travaux d’intérêt général ? Pas forcément accomplis de plus. Tous les quartiers ou presque ont été touchés ! Que de gâchis. Un sort funeste partagé par une quinzaine de villes sur le territoire. Et quel contraste avec les belles images des supporters bordelais, faisant la fête sans le moindre dommage pour célébrer le second trophée consécutif européen du club de rugby girondin. Et plus encore la première coupe de France de football remportée par Lens, le week-end précédent. Le côté soleil comme à Budapest où c’est bizarre aucun incident n’a été à déplorer en cette journée ! Et pourtant les vrais supporters du club qatari étaient aussi en nombre (plus de 10.000 dans les tribunes du stade de la capitale hongroise ).

En déplacement festif et familial hier à Paris et Neuilly-sur-Seine, une ville pas vraiment submergée par les vagues migratoires et les voyous, je me suis retrouvé en situation de piéton, à croiser une voiture et ses quatre occupants déjà bien bruyants. La « zizique » bien à fond. Il était 17 heures. Et à son bord un conducteur et son passager avant-droit en tenue sombre. Prêts à l’action trois heures plus tard très probablement. Et très courageux puisque porteurs de façon prématurée d’une cagoule noire (ça doit filtrer les fortes températures) bien chaude en cette journée caniculaire ! Ils ne reculent devant aucun sacrifice…On pourrait presque en rire ? Pas vraiment ! Ca en dit long sur ces racailles et ce phénomène de fracture très rare et en comparaison sur l’ensemble de la planète dans des pays et contrées pourtant autrement plus violentes ! La fête était beaucoup belle et visiblement plus tranquille du côté des halles centrales havraises où le maire de la cité, Édouard Philippe, en tee-shirt bleu, a exulté au coup de sifflet final entouré des « footeux » de la Porte-Océane !

Les yeux, rougis par la joie heureuse et saine de voir une seconde étoile accrochée au maillot parisien, se sont vite rougis ailleurs d’une autre couleur écarlate, celle de la honte ! Le contraste est tout aussi saisissant entre le traitement médiatique de cette soirée, très différent d’une chaîne d’infos à l’autre. D’un côté la liesse sportive en priorité et de l’autre la détresse de la violence de rue bien mise en exergue. Celle qui sert électoralement les partis les plus droitistes. Plus drôle: le quotidien « La Provence » a Marseille a choisi plutôt de mettre la…célébration de la fête des mères à sa Une plutôt que le second triomphe sur le toit de l’Europe du PSG…Quelle surprise.

Que faut-il craindre cet après-midi lors de la parade des joueurs parisiens qui après un détour par le Champ-de-Mars, chez Rachida Dati, si j’ose dire, se rendront à l’Élysée à l’invitation du chef de l’Etat. Ça devrait être tout de même plus calme de ce côté-là…Encore heureux. Et pourvu que les…martiens de la planète violence ne viennent pas une fois encore perturber la célébration festive !

Laisser un commentaire