Qu’est-ce qu’il nous prépare ? Les complotistes, en attendant, se régalent !

La foire d’empoigne continue de plus belle ou si moche et prétentieux, plutôt, chez les candidats et candidates à la présidentielle. Il ne se passe pas un jour ou presque sans que de nouveaux noms apparaissent. Ils n’ont pas peur du ridicule la plupart de ces prétendants au fauteuil de roi républicain ou de reine à l’Elysée. A gauche comme à droite d’ailleurs. Le dernier en date, ce mardi matin, n’est autre que le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, qui, certes, a été plébiscité lors des dernières municipales dans sa ville du 9.3. Son nom était déjà apparu avec celui de la nouvelle adjointe d’Emmanuel Grégoire, à la mairie de Paris, elle aussi socialiste et totalement inconnue à cette époque, tendance France insoumise, qui se voyait elle déjà sur le trône à Matignon, et faire don de sa grande personne à la France, lorsque la gauche du Nouveau front populaire prétendait gouverner après la dissolution perdue du chef de l’Etat. Mais pas non plus gagnée, ne lui en déplaise, par l’opposition. Cette désignation tomba à l’eau sans que les ambitions des uns et des autres ne subissent le moindre éclat. Ils s’y voient tous et toutes ! Ou presque. Et plus le temps passe, plus la liste s’allonge. Dans l’attente d’un tri très sélectif, souhaitons-le.

Ce serait déjà bien que l’on en sache un peu plus sur les dates officielles du scrutin présidentiel, dont les deux tours se déroulent comme chacun sait, à deux semaines d’intervalle. Et là le locataire actuel du « château », Emmanuel Macron, joue avec les nerfs des uns et des autres. Et même ceux de son chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, qui aimerait bien que le calendrier des dates avance concrètement. Il serait favorable à un premier tour fixé le 11 ou 18 avril. A l’instant T, comme on dit pour les sondages, on sait seulement que le second mandat du président de la République expire le 13 mai. L’un de ses successeurs putatifs, Jordan Bardella, n’a visiblement pas compris cette histoire de calendrier obligé. N’a-t-il pas en effet annoncé que lui…Président « n’aurait pas à gérer, le cas échéant de nouveaux incidents possibles, après une troisième victoire consécutive du PSG, le 1 er juin, puisque« , avance-t-il, la passation à l’Elysée n’aurait pas encore eu lieu ! C’est ce qu’on appelle courageusement déjà envoyer la « patate chaude » à son…prédécesseur. Gageons qu’en cas de victoire il connaîtra d’autres contrariétés et pas des moindres. Notamment celles de la rue ! En attendant celui qui aspire au titre suprême ne cesse de se faire voir avec sa princesse sur les lieux chics des événements sportifs, tels que celui, récemment, sur le circuit du Grand Prix de Formule 1 de la Principauté de Monaco. La coupe de champagne à la main de « roturier » sur l’un des stands des bolides automobiles. Pas sûr que ces images très people et décalées avec son électorat soient forcément très appréciées, entre autres par Marine Le Pen. Au boulot, Jordan, et davantage dans le « populo », pendant que le tenant du titre, lui, joue avec l’agenda présidentiel toujours resté secret. Ce qui fait dire aux anti-macronistes les plus zélés et il n’en manque pas, que « Manu II » serait en train d’essayer de préparer un coup » ! Reste à savoir lequel. Il ne peut pas jouer lui les prolongations et de derniers tirs au but avant de tirer sa révérence ! Une chose semble assurée à ca jour, le sortant ne pourra pas compter sur les candidats à sa succession, même issus de son camp, et en particulier ses ex-Premiers ministres, Gabriel Attal et Edouard Philippe, surtout le…premier, pour défendre son bilan. Le même qui, s’il répète à l’envi qu’il n’attaquera pas son rival, a tout de même glissé lors de son grand raout récent que lui ne promettait pas « du sang et des larmes » (suivez mon regard en direction du…maire du Havre) mais au contraire de « l’action et de l’espoir ». C’est presque plus beau que du Malraux dans le texte! Et sûrement pas davantage Bruno Retailleau, son ex-locataire de la place Beauvau qui « n’imagine pas un seul instant que nos compatriotes veuillent une saison 3 du macronisme ». Mais pour autant, préfèreront-ils goûter une saison 1 du « retaillisme » ? Avec au menu jambon et mogettes et pour digérer une bonne brioche vendéenne parfumée à la fleur d’oranger. C’est royal au beurre. Les enquêtes d’opinion, depuis son départ du ministère de l’Intérieur, ne semblent pas aller dans ce sens ! Loin s’en faut…

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