Je ne m’étais probablement pas trompé, il y a deux jours, en annonçant la très probable incarcération de l’un des monstres sacrés de la chanson et du cinéma, Patrick Bruel. Un premier couperet est donc tombé ce mercredi matin après une prolongation de sa garde à vue, décidée la veille, dans les locaux du premier district parisien de la police judiciaire. Les trois juges du tribunal de Nanterre devraient, sauf énorme surprise, suivre les réquisitions du parquet de cette ville, qui, hier, à réclamé ses mise en examen et détention provisoire au titre de sept accusations de viols, agressions et harcèlement sexuels, des faits retenus remontant entre 2010 et 2019. D’autres plaintes sont d’ailleurs prévues pour être déposées d’ici à la fin de la semaine par trois conseils de plaignantes pour des faits similaires dont l’une émanant d’une comédienne aujourd’hui âgée de 46 ans, mais qui, à l’époque de son viol présumé, n’était âgée que de 19 ans. L’aspect de « sérialité » et de trouble à l’ordre public a de toute évidence joué un…rôle majeur dans le prononcé des réquisitions intervenant qui plus est en pleine tempête judiciaire avec l’affaire de la petite Lyhanna. Un choc national dont la dimension également politique ne cesse au fil des jours de prendre une ampleur inégalée. Alors que faits peut-être uniques dans les annales on a appris successivement l’implication du père et du frère de Jérôme Barella dans des affaires de viols. Quelle famille de prédateurs sexuels ! Et pourtant les exemples de drames mettant en cause des pédocriminels transformés en monstres sont hélas légion depuis plusieurs décennies dans notre pays bouleversé à juste titre par la mort de la fillette de 11 ans, dans le Gers. Et que très nombreux visages et prénoms de petites victimes nous reviennent en pleine face pour la monstruosité des faits reprochés à leurs assassins. Le crime de trop ? Très PROBABLEMENT.
Et ce d’autant plus qu’il place sérieusement plusieurs ministres, dont celui principalement de la Justice dans l’oeil du cyclone ! Pour preuve aussi les affluences de nombre de marches blanches de soutien sur le territoire à l’égard de la famille de Fleurance et les manifestations organisées devant plusieurs palais de justice et jusqu’aux « grilles » du Ministère de la Justice. Si ça ne sent vraiment pas bon pour l’artiste qui pourrait ce soir dormir en prison, que dire de la situation de Gérald Darmanin dont la tête est réclamée si j’ose dire sur le billot. Son avenir gouvernemental reste en pointillés, voire menacé à terme, même s’il a déclaré ne pas vouloir céder à l’énorme pression et aux voix de ses opposants réclamant à force cris sa démission. Aussi très ou trop FACILEMENT. Même si la responsabilité de la Chancellerie et de ses fonctionnaires est engagée, sans parler de la gendarmerie toute aussi montrée d’un doigt vengeur depuis quelques jours avec cette succession de révélations. Plus scandaleuses, semble-t-il, les unes que les autres, jusqu’à ce plusieurs plaintes aient été déposées contre l’Etat pour ces manquements et dysfonctionnements graves. L’onde de choc se révèle terrible. Et il est probable que l’artiste Patrick Bruel n’a pas bénéficié d’un contexte très favorable pour échapper, cette fois-ci, à la meute de plaignantes en pleine tourmente judiciaire ! Qu’il me soit néanmoins donné l’occasion de regretter que ceux qui crient, surtout à gauche contre le garde des Sceaux dans le but d’avoir sa peau, n’ont pas eu le mêmes « pudeurs de gazelle » pour dénoncer l’omerta des crimes perpétrés par plus de cent cinquante personnels employés par la ville de Paris impliqués dans des violences à caractère sexuel dans le périscolaire parisien depuis plus…d’une dizaine d’années.
Une impunité totale qui n’a pas « trop », c’est un euphémisme, perturbé la campagne des municipales de l’équipe sortante et de son nouveau maire, Emmanuel Grégoire, avec cette poussière gravissime laissée sous le tapis et qui n’est remontée que très tardivement et avec une grande discrétion et mollesse. Ma mémoire me fait certainement défaut. Je ne me souviens plus pourtant du récent défilé vengeur des familles et hommes et femmes politiques de premier plan telles que la verte Marine Tondelier, en première ligne parmi les manifestantes féministes devant les portes du ministère, place Vendôme, cette semaine. Elle et tant d’autres ne devaient pas connaître la localisation de l’Hôtel de ville de Paris, il y a quelques semaines contre Anne Hidalgo et la nouvelle équipe municipale. Qui, à ma connaissance, n’ont toujours pas été auditionnées par la justice pour tous ces crimes commis en crèches et écoles de la capitale !