Est-ce la neutralité originelle de la Confédération helvétique, toujours est-il que l’affaire est dans le lac, tant à Evian que de l’autre côté de la rive, Genève ou potentiellement un accord de paix pouvait être signé entre Washington et Téhéran ! Une ville aussi très connue pour ses bijoux et ses banques. Il n’est pas inimaginable de penser à de possibles compensations financières sonnantes et trébuchantes ! Et c’est finalement sous les ors du château de Versailles, à la surprise générale, alors que la nuit était tombée sur l’un des plus gros joyaux de notre patrimoine, que Donald Trump, a signé, sur le coin d’une table débarrassée de ses couverts et belles assiettes de la manufacture de Sèvres, dans l’un des salons du royal château ! A la plus grande surprise probablement du monarque républicain de l’Elysée, Emmanuel Macron, qui tout aussi sûrement ne s’attendait pas à recevoir un tel cadeau de son homologue américain. Il était visiblement de « bon poil » le Donald pour parapher à distance ce traité de paix, alors qu’à Téhéran, le président iranien en faisait de même. Une opération de double conduite tellement inattendue et qui remet tout de même dans la lumière la vieille Europe et aussi par voie de conséquence la France, pas épargnées par le mépris « ricain » depuis le début du conflit armé entre les deux alliés yankee et hébreu et le Régime iranien. Probablement le grand gagnant si peu probable au déclenchement de la guerre de ce épilogue tellement surprenant. Bien à l’image du caractère du « big boss » qui se présenta tel qu’il veut apparaître face à ses « sujets » du sommet du G 7. « C’est moi le patron » en version française. Il ne manquait vraiment que la musique d’Ennio Morricone et la bande son du film « Le clan des siciliens ». Voire pour faire plus américain et Hollywood « Pour une poignée de dollars » ou « Le bon, la brute et le truand ». Il ne m’appartient pas de répartir les rôles des vedettes….Ca y ressemblait étrangement ! C’est pourtant un autre film aussi que « Si Versailles m’était conté » en habits d’époque, et datant de 1954, l’un des premiers grands films français en couleurs, avec comme metteur en scène, Sacha Guitry, s’est joué dans un premier temps sur les bords du lac d’Evian, puis derrière les grilles du château. Avec quels acteurs et surtout des actrices davantage au second plan.
Ce n’est pas le genre en effet de la maison Trump de donner le premier rôle aux représentantes du beau sexe ! Et ce n’est pas la « quantité négligeable » de la présidente de la bannière étoilée de l’Europe, aux couleurs jaune et bleu, « frau » Ursula von der Leyen, qui pouvait voler la vedette au « macho » de la Maison-Blanche et à ses « obligés » européens, déjà si heureux de parvenir à la fois à faire revenir à de meilleurs sentiments, du moins en apparence, le maître du monde à l’égard de son homologue ukrainien, présent sur les bords du lac Léman…et ce à la grande satisfaction du chef de l’Etat français très satisfait de revoir les Etats-Unis « aider à nouveau les Ukrainiens ».
N’allons toutefois pas trop vite en besogne en dépit de la bonne nouvelle que constitue de toute évidence la signature de ce traité de paix signé en France et donc à Versailles, (un magnifique symbole, cocorico pour le coq gaulois !) un rappel à une histoire contemporaine mais tout de même éloignée dans le temps. En l’occurrence le lourd tribut payé par les vaincus Allemands en 1919, quelques mois après l’Armistice de la Première guerre mondiale. Effet très vite bénéfique en la circonstance: le baril de Brent avec la promesse de la fin des hostilités et le déblocage du détroit d’Ormuz, a baissé de 3 %. Encore un effort, monsieur le bourreau ! Il faudra néanmoins attendre au moins soixante jours avant que…l’on signe véritablement des deux mains ce « principe d’accord » qui demande à exister sur le terrain. À travers toute une série de négociations prévues ces prochaines semaines et notamment à Berne, capitale de la Confédération helvétique. Une période hélas qui pourrait être perturbée par le grand « cocu » de cette histoire, le chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahou, lâché en quelque sorte en rase campagne par le locataire du bureau ovale, dans…cette alcôve du château de Versailles. Il n’a malheureusement pas dit son dernier mot le « boucher » belliqueux de Tel-Aviv pour faire « capoter » le projet final…ou provisoire ! Alors que les esprits critiques voire beaucoup plus sévères sur le ridicule d’un tel dîner à Versailles se sont peut-être retrouvés à ravaler leur salive !