Retailleau-Royal même combat ! Les indignés du calendrier électoral de 2027 avec un premier tour de la présidentielle fixé par l’actuel chef de l’Etat, Emmanuel Macron, au 18 avril, jour de la…Saint-Parfait (en politique rien ne l’est vraiment !) et le second au 2 mai, soit le lendemain des défilés syndicaux et politiques, un choix dans la date pas vraiment propice jugent les oppositions, vent debout contre ce « scandale d’état » comme l’interprètent notamment Ségolène Royal et Bruno Retailleau. Certes, cet agenda n’est pas sans poser de questions. Mais de là a en faire un nouveau sujet à vives polémiques, et à une « vile manoeuvre présidentielle pour aider la gauche », tout est bon pour défrayer la chronique. Le sénateur vendéen et président des Républicains, Bruno Retailleau, devrait plutôt se consacrer à répondre de façon prioritaire à son président du groupe des LR à l’Assemblée nationale. Laurent Wauquiez ne laisse de faire du Wauquiez depuis qu’il a pris une volée dans la compétition interne l’opposant l’année dernière à l’ancien ministre de l’Intérieur. La vengeance n’est-elle pas un plat qui se mange à froid ? Et avec un grand appétit si l’on en juge les récents propos de l’ancien président de la Région des puys et des grands sommets alpins, dans les colonnes du « Figaro » où il il invite en toute impunité « son » président tant aimé (il n’est pas le seul) ) à ne pas s’entêter à se présenter au premier tour de la présidentielle, s’il ne dépasse pas la jauge des 10 % dans les sondages d’ici à quelques semaines. C’est vrai que ce serait déjà un « gros score » le double de celui de Valérie Pécresse lors du précédent scrutin !
Pire encore, l’odieux personnage en situation de traitre à son parti (il est permis de se marrer devant toute cette armée de « félons » ou désignés comme tels ) serait à même de se rapprocher d’Edouard Philippe, qui, selon lui et au nombre de ses qualités, « incarnerait l’ordre et le sérieux nécessaire pour redresser la France en 2027« . Si ce n’est pas un soutien, ça ressemble fortement néanmoins à un bel encouragement en vue de l’échéance à laquelle il semble avoir abandonné l’idée de s’inscrire de façon proche et même plus lointaine. Cet éclair de lucidité compte tenu de sa popularité auprès de son propre électorat fait plaisir à voir. Même si le même Wauquiez disait il y a un an (ce qui n’est pas de la préhistoire) « qu’avec lui il n’y aurait jamais d’alliance avec le maire du Havre ». C’est aussi tellement facile pour les médias pour taper lourdement sur les anciens gaullistes coupables d’intelligence avec l’ennemi honni, Emmanuel Macron.
La liste est longue depuis son premier quinquennat pour comptabiliser les ex-chefs à plumes des RPR, » Umpéistes » et républicains, passés dans le camp des macronistes. Les deux mains avec tous leurs doigts ne suffiraient pas ! Même exclus des LR (même pas peur) il y a au moins encore cinq ministres anciennement estampillés qui sont passés outre ce carton rouge. L’homme d’autorité que veut incarner le « ventre à choux » du bocage vendéen et ancien proche collaborateur du vicomte, Philippe de Villiers, éprouve déjà les pires difficultés à se faire respecter de son propre chef de file dans l’ hémicycle du Palais Bourbon. Comment pourrait-il représenter une alternance crédible et suffisamment forte au pouvoir actuel et aux deux principaux héritiers de « Manu II », Edouard Philippe et Gabriel Attal, alors que lui-même, pendant un an, a tout de même goûté aux ors de la place Beauvau, avant de quitter avec fracas le gouvernement. Sa famille politique de toujours, tellement démonétisée électoralement au niveau national, ne risque-t-elle pas d’ouvrir grand ses bras à l’un de ses anciens chefs, en la personne d’Eric Ciotti, qui, après bien de légitimes rigolades sur le lâchage de son ancien parti, s’est « refait la cerise » en s’associant aux troupes de Marine Le Pen et Jordan Bardella et en gagnant, à la tête de son nouveau parti, l’UDR, la mairie de Nice. Ce qui il y a quelques mois semblait apparaître comme une véritable utopie ! N’est-ce pas lui qui, on peut le regretter ou pas, incarne le mieux désormais l’échiquier politique à droite. L’opération siphonage de l’ex-parti gaulliste et des heures heureuses et glorieuss connues par ses sympathisants et militants sous Chirac et Sarkozy, ses deux derniers présidents de la République, pourrait toucher à son…extrême fin !