Quand les « Bleus » de France donnent des leçons de cohésion, de groupe, de collectif et de talent aux insupportables représentants divisés de la classe politique !

Interchangeable. Combien cet adjectif a t-il vraiment de raisons d’être employé lorsqu’on évoque le leader-ship de Jordan Bardella, puis de Marine Le Pen. On pouvait imaginer que la seconde paierait tout de même un peu dans les sondages sa condamnation en appel par la justice qu’elle a transformé en « victoire ». Nos compatriotes n’en ont que faire. Au contraire elle bénéficie de la situation. Plus vous vous rendez coupable de malversations, plus vous monter dans les enquêtes d’opinions ! Et ce n’est pas la première fois qu’une telle déviance se manifeste. De façon toute aussi insolente qu’inquiétante. Il y a un peu plus d’un mois, un ex de l’Elysée qui connaît la chanson, Nicolas Sarkozy, en visite dans ses anciens murs de la présidence, confiait à qui voulait bien l’entendre que l’affaire était pliée et que l’actuel président du Rassemblement national, Jordan Bardella, s’installerait dans le fauteuil « royal » avec peut-être pas très loin sa princesse comme future Première dame ! Exit Jordan invité par sa « patronne » à se contenter du poste de collaborateur de chef de gouvernement à l’Hôtel Matignon. Certes il ne s’agit pas d’une obscure chambre de bonne !

Doit-on pour autant à la lecture de la dernière étude sondagière sortie ce dimanche, en découler qu’avec ses 35 % de suffrages au premier tour Marine Le Pen s’offre une promenade de santé au printemps prochain ? Et ce encore plus avec l’hypothèse d’un Jean-Luc Mélenchon qualifié au second tour. Le pire des cauchemars avec la perspective d’un possible scénario très favorable à « l’héritière » sortie renforcée par son épisode judicaire peu glorieux. Ce pourrait être du 65-35 % en faveur de  » Marinette »! Qui, dans tous les cas de figure, l’emporterait contrairement à, il y a quelques mois, où le maire du Havre, était le seul à sembler pourvoir battre le ou la représentante du RN. Et ne voilà-t-il pas que le plus impopulaire de nos personnalités politiques et de très loin, continue à pousser dans les sondages. Jusqu’à même prétendre pour la première fois inquiéter sérieusement Edouard Philippe pour la place du second qualifié. Le « Doudou » havrais voit le souffle « mélenchonesque » qui lui n’a aucun rival en interne, le rattraper. Et le maire de la « Porte-Océane » n’a pas plié définitivement son match en interne avec Gabriel Attal, qui s’accroche à sa bouée. Il reste que la droite et le centre avec un Retailleau également scotché à un score bien trop faible, autour de 8 %, ne semble pas pouvoir inverser une tendance toujours aussi peu favorable. Surtout avec l’incertitude d’un Dominique de Villepin qui, même à deux ou trois points, peut empêcher son ancien camp politique de jouer sa chance au second tour. Des petits points précieux qui pourraient se payer très chers dans la balance ! Et si l’on y ajoutait la possible participation du maire de Cannes, David Lisnard, ce serait la totale ! Avec en perspective funeste le danger d’une confrontation des extrêmes au soir du second tour, à l’issue connue, peut sauver en quelque sorte la candidature d’un Edouard Philippe pas au meilleur de sa forme néanmoins. Mais il reste toujours le seul, contre contre vents et marées, à pouvoir inquiéter Marine Le Pen dans ses désirs élyséens pour sa quatrième campagne !

Il est aussi vraisemblable que nos compatriotes ont aussi « d’autres chats, le félin préféré de la dame Le Pen, à fouetter » pendant ce dramatique épisode de canicule, jumelé à l’échelle planétaire, à la reprise des hostilités entre l’Iran et les Etats-Unis autour notamment du détroit d’Ormuz et la perspective malheureuse de nouvelles hausses conséquentes pour les carburants. Autant d’inquiétudes balayées heureusement par l’espoir d’un nouveau titre de champion de football des « Bleus » de France avec un parcours gagnant jusqu’à son terme le 19 juillet prochain. Les intéressés, avec leur sélectionneur Didier Deschamps, ne donnent-ils pas une véritable leçon aux politiques, mêlant à la fois cohésion et talent au service du collectif ? Des qualités que l’on a du mal a reconnaître chez ceux qui nous gouvernent et ceux qui aspirent à les remplacer et en particulier les extrêmes, certes portés davantage à l’esprit de groupe ! Tout ce qui manque aux autres de la droite, du centre et de la gauche « raisonnable »…mais tellement divisés !

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