« Chef, j’ai glissé ». À ce niveau-là de profondeur d’eau ce n’était plus une simple glissade mais bien d’une chute finale ! Un sacré plouf hélas ! Le Jean Lefebvre d’une série culte régulièrement rediffusée en période estivale à la télé, avait cette fois-ci plutôt endossé un maillot frappé du coq que son uniforme d’une autre armée en déroute ! Au revoir la troisième étoile…désespérément filante pour les vingt millions de supporters-téléspectateurs qui, devant leur écran, en cette journée de fête nationale, ont surtout célébré le désespoir d’un match raté sur toutes les lignes. Et plus particulièrement celles offensives ( mais où était donc passé le trio d’attaquants aux pieds nickelés des Bleus » ? ) qui devaient nous porter jusqu’à la finale de dimanche. Le onze tricolore devra se contenter de la petite, la toute petite, prévue la veille. Celle que l’on appelle souvent le match des « coiffeurs » disputé en partie par ceux ayant ciré le banc des remplaçants pendant toute la durée du Mondial jusqu’à cet épilogue. Celui d’hier soir nous laisse un goût très amer. Il y avait vraiment trop de joueurs espagnols dans cette sélection. Mieux vaut en rire. Et comme toujours en cas de défaite le « français moyen » se transforme en sélectionneur. Accusateur devant les choix du vrai, en l’occurrence Didier Deschamps, qui donc samedi soir, quittera définitivement son poste après tant d’années de bons et loyaux services à la tête de la sélection. Une étoile, une finale certes perdue contre l’Argentine il y a quatre ans et une place dans le dernier carré cette fois-ci. Il y a pire comme palmarès.
Mais pour autant il ne peut nous satisfaire quelques heures seulement avec cette lourde chape de plomb qui est tombée sur une équipe et surtout une nation privées de leur rêve américain. Qui continue pour notre « bête noire » l’Espagne, qui en trois ans et trois compétitions à l’échelle européenne et mondiale, s’est substituée à celle de l’Allemagne pour nous faire des misères. Même si l’on ne peut pas parler d’attentat, Dallas, restera néanmoins maudit pour nos joueurs incapables de faire déjouer leurs adversaires. Plus forts que les nôtres. C’est indéniable. Même si aussi le penalty accordé avant la…pause fraîcheur m’est apparu un peu sévère. On ne peut pas dire que l’arbitrage du sifflet salvadorien ait particulièrement brillé sous le soleil texan ! Comme lors d’un match précédent contre le Paraguay (encore pire).
Cela ne justifie en rien de remettre en cause la force collective de la Roja. Objectivement Impressionnante. À l’aune du « naufrage » des « Bleus » perdus sur ce terrain et auteurs de trop de passes manquées. Un triste record auquel les hommes du milieu et de l’attaque ont largement participé ! Nous sommes tellement tombés de haut. Misère, misère, on ne peut pas dire que la cage ibérique ait attiré notre force de frappe…Réduite à sa simple expression. Le retour à la maison s’annonce douloureux ! À l’issue d’un échec que l’on ne pourra pas résumer à une simple erreur du latéral français…dépassé lui aussi par la dimension de l’événement. C’est tellement facile de mettre en avant une faute in…Digne du malheureux ! Il restait tout de même plus d’une heure de jeu…