La guerre des feux de …détresse avec ses relents politiques !

C’est de bonne guerre du…feu hélas ! Et certains politiques ne se privent pas de l’actualité traumatisante des feux de forêts XXL que connait une partie de notre territoire national et tout particulièrement le sud-ouest, où le bonheur n’est plus dans le pré et surtout au niveau du poumon vert de centaines de milliers d’hectares, pour s’en prendre au monde écologiste. Coupable à leurs yeux des mille maux de la terre brûlée. Pour être à l’origine de la destruction programmée de retenues d’eau, notamment en Charente-Maritime, où quatre sites sont destinés à ne pas être autorisés, si utiles non seulement au milieu professionnel agricole de toute une région, mais aussi aux milliers de pompiers luttant contre les incendies ravageant notre territoire boisé. Autant de « bassines » grandes, moyennes et petites, bien nécessaires lorsqu’il s’agit d’éteindre des feux gigantesques. Et le paradoxe veut aussi que bien souvent nos agriculteurs donnent un coup de main salutaire aux soldats du feu du cru et leurs renforts venus, de nos territoires épargnés par ces monstruosités. Qui devraient aussi en toute logique défendre les intérêts de toutes ces populations des régions sinistrées et saignées. Le président des « Républicains » et candidat déclaré à la prochaine présidentielle (jusqu’à quand ?) Bruno Retailleau, n’est évidemment pas le dernier à dénoncer les ravages de la cause écolo qui, par son attitude trop souvent radicale et excessivement sectaire, joue contre son propre camp de la préservation de l’environnement ! Le sénateur vendéen ne se prive pas de mettre en avant ce dimanche ce sinistre paradoxe…Peut-être lui aussi digne de la politique dont raffole notre « petit monde » de la « politicaillerie » nationale. Et ce ne va pas s’améliorer, loin s’en faut, les mois prochains, plus on va s’approcher du scrutin national ! Mais dans le cas présent, on ne peut tout de même pas trop reprocher cet aspect, il est vrai, non dénué de polémique déplaisante…

Ce n’est bien sûr qu’une étape du Tour de France (en l’occurrence la « der des ders » de cette édition 2026, ce dimanche justement « étêtée » autour de la capitale pour le bouquet final et le spectacle des Champs-Elysées et surtout de la montée de la butte Montmartre et la rue Lepic comme l’année dernière, étant préservé fort heureusement) mais la Direction de l’épreuve a souhaité néanmoins aussi préserver le « boulot » déjà plus que conséquent et harassant de nos forces de l’ordre et des secours mobilisés, en retirant quelques dizaines de kilomètres sur le parcours initialement prévu. Vu l’intérêt sportif que revêt l’approche de la région parisienne, on ne pleurera pas…Un petit peu plus malheureusement sur la non-accession de Paul Sexas, sur la troisième marche du podium. Le « réservoir vide » il n’a pu lutter à armes égales avec le duo d’UAE Pogacar-Del Toro. On ne lui en voudra pas trop tellement son expérience d’un premier Tour des plus encourageants, lui sera profitable sans nul doute. A 19 ans, un si bel avenir lui appartient…Reste que la pression médiatique déjà trop palpable et inconséquente, cette année, ne lui facilitera pas la tâche ces prochaines années. Mais n’a-t-il pas de sérieux atouts en main ? Pour la gagner cette « Grande boucle » qui se refuse au chauvinisme national depuis la dernière victoire du « blaireau » breton, Bernard Hinault…il y a quarante ans !

Un autre hommage d’un genre différent sera rendu en cette journée dominicale, bien éloigné lui de la caravane du Tour de France cycliste, du côté de la Normandie et de la Seine-Maritime, plus précisément, où la communauté religieuse de la paroisse où a trouvé la mort le père Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, dans la banlieue rouennaise, il y a dix ans, assassiné par deux fanatiques islamistes, va y communier de toute son affection. Dix ans déjà ! Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, y sera aux premiers rangs, tout comme l’autre « régional de l’étape » si j’ose dire, le maire du Havre, Edouard Philippe, l’ancien président François Hollande et son Premier ministre de l’époque, Bernard Cazeneuve. Quoi de plus naturel ? En dépit de toutes les interprétations hélas possiblement nauséabondes de récupération en ce jour de souvenir…

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