Sacrée Monique ! La ministre de la Transition écologique, de son nom Barbut, avait bien préparé ses valises en présentant sa démission au chef de l’Etat (qui l’avait refusée) en raison de son désaccord avec le vote à l’Assemblée vaitnationale d’une loi d’urgence agricole impliquant la réintroduction de deux pesticides. Reconduite très vite dans ses fonctions, elle n’a pas traîné toutefois à prendre le chemin de la gare de Lyon pour retrouver sa villa de Sainte-Maxime, son lieu de villégiature dans le Var. Pas très loin d’ailleurs des premiers feux de forêts survenus dans ce département, avant que les mauvais vents ne viennent semer encore plus la désolation en Gironde et dans les Landes, où la catastrophe court toujours ! C’est donc de son transat que la « dame » a suivi et géré l’urgence climatique dans le sud-ouest. A travers notamment quelques séances de crise par visioconférence ! Pas vraiment au bout du rouleau ou de la lance à incendie, et pas encore en état de connaître une sorte de… »burn-août », à l’image de nos valeureux pompiers, Madame la ministre qui, pourtant quelques jours plus tôt, dans toute sa colère avait déclaré qu’elle restait ministre pour faire face à ,« l’urgence d’agir face au réchauffement climatique ». Une louable promesse très vite oubliée. Une attitude des plus désinvoltes qui lui a valu très probablement un rappel à l’ordre du chef de l’Etat ou du Premier ministre qui se seraient bien passés de ce couac gouvernemental de très mauvais goût. « Monique à la plage » pendant que ses services bossaient, c’était très moyen.
Et c’est donc avant-hier lundi qu’elle est revenue sur Paris. Un décor très éloigné de la station varoise où elle espérait un début de vacances « peinardes » dans le golfe de Saint-Tropez. Avec pour lui remonter le moral, évidemment quelques petites séquences de transat sous le chant des grillons et cigales entre deux « réunions » ministérielles et rosé assuré et bienvenu sur sa terrasse !
Cet épisode peu glorieux ne nous rappelle-t-il pas les ennuis causés au ministre de la Santé de l’époque ide la première grande canicule meurtrière de 2003 sous Jean-Pierre Raffarin où le « fautif « , Jean-François Taddei, pourtant médecin de profession et par ailleurs président national de la Croix Rouge, avait été démissionné pour son attitude décontractée et vestimentaire en polo aux premiers jours de la catastrophe, lui aussi dans sa propriété du Var. Ou encore celle de la ministre écolo, Dominique Voynet, pas très pressée de prendre elle la direction de la Bretagne pour venir encourager les élus et les populations impactés par l’une des plus grosses catastrophes maritimes et marées noires de son histoire.
Rappelons aussi pour mémoire, pendant le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, où un célèbre résident breton et « prise de guerre » du nouveau président , Nicolas Hulot, avait subordonné son entrée au gouvernement de pouvoir passer ses vacances estivales loin de sa chère Côte d’Emeraude, à Saint-Lunaire, si proche de Dinard, en…Thaïlande pour s’y adonner à sa passion du surf !
C’est désormais avec la succession de crises en tous genres, plus délicat et c’est bien normal que les éminences gouvernementales soient interdites de quitter nos frontières pendant la trêve ! Une jurisprudence qui, soyons en sûrs, doit échapper à notre vigilance et surtout celle de l’exécutif dans certains cas… Mais mieux vaut néanmoins pas se faire prendre à défaut !