Ils se sont fait rares les Lepénistes à voler au secours de la propagandiste pro-Kremlin, Xenia Fedorova, objet d’un arrêté d’expulsion de notre territoire et d’un gel de ses avoirs. Seul ou presque l’eurodéputé Thierry Mariani, dont la constance « poutinophile » reste confondante s’est montré actif pour défendre l’ex-directrice de l’antenne parisienne de « Russia Today », chroniqueuse régulière de la « Bollosphère« . N’a-t-il pas été très prolixe l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, ces derniers jours, sur le réseau X, où il attaquait le gouvernement « incapable d’expulser les délinquants étrangers, il va peut-être réussir en revanche à faire taire l’une des voix dissonantes dans la presse française qui ne répétait pas le récit officiel autorisé sur le conflit en Ukraine ». Il semblerait qu’en coulisses et profitant de leur pause estivale, les deux chefs de famille, Marine Le Pen et Jordan Bardella, se soient bien gardés d’échapper à leur volonté bien affichée de normalisation du parti. Surtout pas de vagues et prudence de sioux chez les hauts dignitaires du Rassemblement national. Alors que son côté le camp de Reconquête plus radical espère profiter de cet épisode pour lui faire preuve d’une plus grande souplesse à l’égard du maître du Kremlin, toujours plus dans les petits papiers de « Vladi » avec son maître à penser, Eric Zemmour. Le RN depuis déjà longtemps, fait le pari que ses électeurs finiront toujours par revenir au bercail !
Il en est un autre, à droite et au centre et aussi un peu à gauche, qui lui essaie de se démarquer de son grand rival, Edouard Philippe, dans la course à élimination de l’un des deux dans la dernière ligne droite présidentielle. Et il met du sien le délégué général de « Renaissance » Gabriel Attal en promettant de laver plus blanc que blanc, aujourd’hui dans les colonnes du très droitier « Journal du dimanche ». Un véritable séisme, enfin doit-il espérer en annonçant sont désir de mettre en place, s’il est élu chef de l’Etat, la plus grande réforme institutionnelle depuis la constitution de 1958 du général de Gaulle et de son Premier ministre d’alors, Michel Debré. Bigre, c’est la révolution ! Avec une organisation territoriale pour « déparisianer » la France. Voilà un mot que l’on n’avait pas encore entendu dans la bouche d’un…parisien convaincu. Et présenté comme tel. Un projet pour plus d’efficacité dans le but d’économiser des centaines de millions d’euros ! Et économe avec ça et ce d’autant plus que l’ex Premier ministre envisage de réduire de façon drastique le nombre de parlementaires tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat qui passerait à la Haute Assemblée de 348 sénateurs à seulement 200 et de 577 au Palais Bourbon à 350 ! Des têtes vont tomber…Gaby voudrait-il imiter Maximilien Robespierre, le personnage le plus controversé de la Révolution puis de la Terreur, plutôt en cours chez la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon. Cette course à l’échalotte revenant régulièrement ressemble étrangement à la volonté manifestée par les chefs de gouvernements successifs à réduire la voilure de leur équipe gouvernementale. Sans plus de réussite depuis des décennies. Comme pour la promesse de référendums annuels pour sonder le peuple !
Comme dans un célèbre sketch du duo Chevallier-Laspalès, « il y en a qui ont essayé »...Sans y parvenir ! Je ne parierai pas beaucoup sur l’efficacité d’une telle « réclame » électorale. Il ne trouvera pas beaucoup d’appuis, qui plus est, au sein de formations politiques pour parvenir à réussir un tel écimage…le cas échéant !
PS: Un petit écho sportif avec la véritable bombe lâchée du côté du rocher de Monaco et l’annonce hier de l’exclusion du club monégasque, champion en titre il y a quelques semaines et finaliste de l’Euroligue la saison précédente des deux championnats en Betclic Elite ou en Elite 2, dernier championnat, où l’on va retrouver quatre clubs normands, Caen, Evreux, le Havre et Rouen, une présence historique, me semble-t-il dans l’antichambre de l’élite de la balle orange ! De beaux derbys en perspective ! Le club champion de France face au Paris-basket club, ne présentait pas une viabilité économique nécessaire pour repartir à cet échelon. Il ne lui reste plus que l’hypothèse d’un recours devant le Comité national olympique pour espérer rester au sein de l’élite du basket français après quelques années seulement passées au plus haut…du circuit qui n’est pas celui de Formule 1 automobile !