Ça aide quand même d’habiter à 45 minutes de la capitale ! Heureux veinard (si l’on met de côté ses multiples soucis de gouvernance en ces temps de crises multiples) Sébastien Lecornu se prépare, après un ultime conseil des ministres, pour son premier et…dernier été à Matignon, à passer une bonne partie de son repos estival dans la chaleur parisienne. Et à effectuer quelques sauts de puce seulement dans sa Normandie natale et d’élection (surtout à quelques semaines du scrutin sénatorial). Il n’a pas prévu de beaucoup se déconnecter de son bureau. Ne serait-ce que pour préparer le difficile prochain budget devant être finalisé à l’automne. Et le péril s’annonce grand lorsqu’on sait que le chef du gouvernement verra son chemin pavé des plus mauvaises intentions par ses diverses et oppositions explosées façon puzzle peu disposées à lui faire le moindre cadeau et ce d’autant plus avec le lancement de la campagne de 2027. Les écuries présidentielles sont déjà prêtes à l’affrontement ! Enfin pas totalement pour la plupart d’entre elles pour lesquelles le plus grand flou règne pour la désignation de leurs champions. Enfin le mot champion n’est peut-être pas le plus adapté à la situation ! Cet été non stop dont il a l’habitude, l’ancien maire de Vernon l’obligera à garder l’œil et si possible le bon avec ce budget en ligne de mire, le bien nommé et à suivre bien sûr l’évolution des différents incendies auxquels s’est ajouté depuis cette fin dsemaine le « pataquès » diplomatique située à 15 kilomètres des côtes espagnoles dans le détroit de de Gibraltar et la porte ouverte à plus de 50.000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta au Maroc qui aurait ouvert les vannes migratoires. Sympas nos amis marocains ! C’est roulement de tambours et hache de guerre déterrée sur un territoire souvent sujet à bien des tensions entre les deux pays où un double grillage électrique rehaussé d’une dizaine de mètres en 2005, équipé de barbelés, caméras et détecteurs de mouvements avait été érigé. Une grande partie du flot des migrants est passée par la mer, la voie utilisée le reste de l’année par de très nombreux candidats au passage sur une terre économique plus « intéressante ». Et surtout l’occasion rêvée pour l’extrême-droite européenne dont la nôtre, de monter au front. Sus aux « Mahométans » coupables « d’invasion » sur le vieux continent…et au gouvernement socialiste espagnol du Pédro Sanchez, accusé de tous les maux et de favoriser cette déferlante migratoire !
Le Premier ministre, bien de chez nous, celui-ci, sauf nouvelles catastrophes, a néanmoins prévu un déplacement plus lointain dans le Var et pas seulement pour venir y soutenir les secours et populations impactées par les feux de forêt. Il pourrait aussi faire un crochet comme l’année dernière au Fort de Brégançon (il était alors ministre des Armées) pour y retrouver le chef de l’Etat en villégiature pour la dernière fois aussi sur la côte varoise !
C’est une autre source de forts conflits qui vient heureusement de s’éteindre avec le renoncement du patron du football mondial (la Fifa) à un projet financier farfelu de cette instance d’ouvrir sa compétition planétaire aux investisseurs privés. Dans la suite logique de cet affairiste et ses relations avec le président des Etats-Unis, exprimée déjà pendant la dernière coupe du monde. Echec au « roitelet » qui avait profité de l’empêchement de son rival, alors président de l’UEFA, Michel Platini, lui aussi candidat à ce poste, victime d’une cabale judiciaire dont il a été blanchi de longues années après…Giani Infantino devant la menace réelle de boycott des fédérations européennes et du rejet des représentants de l’Asie et de son principal conseiller, numéro trois de la Fifa, a préféré cette nuit renoncer à un projet de nature à mettre le feu dans la grande famille divisée du ballon rond. Il arrive heureusement que la notion de gouverner par la peur et les menaces ne réussisse pas toujours à atteindre son…but. Un soulagement appréciable dans ce monde sportif gangréné par la « pognon »…