Ce n’est évidemment pas pour recharger la cave de Matignon, qui, à l’époque de Jacques Chaban-Delmas, alors maire de la capitale (endormie) de l’Aquitaine, était fortement majoritaire en grands crus du bordelais, sa terre d’élection, que l’un de ses lointains successeurs comme chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, va effectuer le 17 août prochain un déplacement avec cinq de ses ministres à Bordeaux pour parler reconstruction après le désastre des feux de forêts survenus ces dernières semaines ! L’élu eurois continue toujours, surtout en ce mois d’août, où il ne prendra que de rares congés, de cultiver son image de « moine-soldat » absolument pas concerné par le « profilage » de la future présidentielle à laquelle il prétend ne pas toujours pas s’intéresser. Et pourtant sa cote d’amour n’a rien de ridicule. Elle irait plutôt même plutôt dans le bon sens dans les dernières enquêtes d’opinions.
Après avoir fait « fuiter » dans la presse qu’il dormirait avec son portable jusqu’à la rentrée de septembre, « Seb » n’a cessé de confier à ses proches que cette première quinzaine d’août serait surtout consacrée au budget et à ses habituels arbitrages avec ses actuels ministres. Bon courage. Encore que cette année, comme il l’a déclaré, ce ne sera pas son seul problème, mais bien celui de « tous ceux qui veulent gagner en 2027 » « Aujourd’hui, n’a-t-il pas manqué de s’exprimer encore, je ne vois personne prêt à voter un budget à la loyale sans utiliser le 49-3! « Il ne lui reste plus ou presque qu’un argument peut-être massue dans les prochaines semaines: « Si le Rassemblement national se trouve en passe de l’emporter et que notre pays ne peut pas disposer d’un budget, il existe un véritable risque sur les marchés ».
L’une de ses ministres qui a fait le plus parler d’elle (après six mois de total silence ou presque) au plus chaud de la canicule et de ses conséquences dans plusieurs de nos régions frappées par des incendies de massifs forestiers principalement dans le sud-ouest et dans le Var, Monique Barbut, n’a pas prévu de participer du 17 au 28 août (elle doit probablement préférer sa propriété de Sainte-Maxime et ses cigales pour y finir ses vacances) à la COP 17 qu’elle va donc sécher ! Son lieu d’organisation, Oulan Bator, en Mongolie, ne doit pas trop la captiver alors qu’il va être question du combat contre la désertification où une centaine de chefs d’état et ministre de l’Environnement, venus du monde entier, y sont attendus !
La même éminence gouvernementale, avant sa vraie-fausse démission du gouvernement (elle a finalement été retenue par son patron de l’Elysée) s’était cherchée en vain des compagnons…d’évasion du gouvernement à qui elle avait proposé de partir avec elle. On ne peut pas dire que sa tentative de mini-putsch ait réussi auprès de ses collègues. Qu’elle aurait bien voulu entraîner sans son sillage. Encore raté !
Ca pourrait être la bonne blague en automne prochain. Et si Ségolène Royal nous refaisait le cas échéant le coup de « revenez-y » lors de la toujours possible consultation en interne en octobre des adhérents du PS et de leurs alliés de Place Publique, le micro-parti de Raphaël Glucksmann ? Les apparatchiks du parti à la rose fanée, commencent à se faire des cheveux. Et si la reine de la « bravitude » remportait cette primaire ? Allo, Tonton pourquoi tu tousses », aurait-on pu entendre au château pendant les années Mitterrand ! Ceux qui ne sont plus que des éléphanteaux à la petite trompe, font chauffer leurs calculettes. C’est peut-être l’une des raisons avancées par ces grands experts, pourquoi le tarif réservé aux non-encartés (15 euros, tout de même ) ferait plutôt les affaires de Glucksmann, que celles de Royal. Qui l’a plutôt mauvaise d’où son interrogation « Comment justifier une telle hausse et de passer de 2 euros lors de la précédente à 15 cette année, alors que le pouvoir d’achat a sérieusement baissé ». Allez savoir ? Peut-être pour éviter, non pas une ingérence russe, mais bien celle plutôt de quelques bataillons d’électeurs et électrices issus de la France insoumise et éventuellement intéressés par choisir un adversaire de bien moindre envergure que celle de leur « grand gourou » Jean-Luc Mélenchon…qui l’emporterait dans un fauteuil à gauche lors du premier tour !