La dernière livraison du « Canard enchaîné » n’a pas dû être trop appréciée du côté de l’hôtel de ville de la cité de Saint-Denis « la ville des rois morts et du peuple vivant » et accessoirement la ville la plus importante du département en terme démographique et de la région francilienne après Paris, tout de même ! Il ne faut pas non plus exagérer comme son édile local, Bally Bagayoko, la nouvelle star de la France insoumise. Qui entre parenthèses non enchantées, n’est que soutenu que du bout des lèvres par ses amis politiques, après les révélations du « volatile du mercredi ». Il ressort en effet de cette enquête que ses anciens mentors du parti communiste l’ont bien aidé au départ dans « la carrière » en lui permettant de cumuler dans un premier temps son mandat de vice-président du Département de Seine-Saint-Denis, et élu local comme adjoint, avant qu’il ne devienne maire de la commune, après avoir battu en mars dernier le maire socialiste, Mathieu Hanotin et son emploi de cadre à la RATP, où il avait été recruté sans le moindre concours ni entretien comme l’a confirmé l’un de ses prédécesseurs, le communiste Patrick « Braouezec. « C’était un moment où la RATP recrutait beaucoup dans la diversité et dans les quartiers ». Histoire aussi de renvoyer la patate chaude à la Régie alors que de l’avis même de l’élu écolo et actuel leader de l’opposition municipale « Cétait clairement une embauche politique, le fruit d’un deal politique avec le PC. Du temps de sa plus grande splendeur où tout ou presque était permis dans l’ex-banlieue rouge de la petite et grande couronne parisienne. Quoi de plus logique au pied déjà de la basilique royale.
Il n’empêche: ce double agenda bien « arrangé » (on salue la force de travail de l’intéressé qui ne doit pas être aux 35heures) fit vite tousser dans les couloirs de la mairie et ce d’autant plus que ce salaire de cadre grimpa jusqu’à 6.000 euros mensuels, primes comprises. Le métro et la collectivité locale se montrèrent par ailleurs très généreux pour compenser la perte de son mandat départemental par la voie des urnes ! Et non celle des rames de la RATP, avec en supplément une hausse de 102 % de ses indemnités d’adjoint communiste alors à l’hôtel de ville jusqu’en 2020, avant que les « camarades » ne soient chassés et perdent leur précieuse tirelire au profit de socialistes plus sourcilleux sur le « ticket gagnant » poinçonné chaque mois, de Bagayoko depuis quelques années. De quoi bien compléter toutefois les gains de l’ancien camarade prolétaire à plus de 10.000 euros mensuels, avant qu’il ne passe avec « armes et bagages » chez la France insoumise.
On notera au passage que le cabinet de…Jean Castex, devenu président de la RATP entre temps, avant de rejoindre il y a quelques mois la tête de la SNCF, présenta à l’époque, une version plus douce à l’égard « d’un salarié engagé et investi » . Et…gare à ceux qui auraient pu mettre en doute des avantages éclaboussant davantage au final l’employeur que l’employé. Histoire de ne pas trop semer publiquement la pagaille et contraindre la RATP à répondre avec gêne et le cas échéant, sortir à son tour une artillerie plus lourde ! Il n’en demeure pas moins que ce cumul toujours existant fait désordre pour le maire d’une commune de cette importance qui, dans le cas présent, aura quelques difficultés à « laver plus blanc que blanc ». La « Nouvelle France » pour certains de ses représentants les plus voyants et donneurs de leçons, vit de toute évidence dans un confort pas trop désagréable !