Les casques de la colère en ordre de mobilisation générale !

C’est aussi une indéniable colère à fort relents politiques. Et c’est ce qui est toujours dommage en dépit des légitimes revendications des organisations syndicales des pompiers professionnels qui, au nombre de 9, ont été reçues, hier jeudi, à Beauvau par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez. La preuve par neuf d’une insatisfaction massive de ses interlocuteurs. Remontés comme des coucous. Qui ne pouvaient assurément pas sortir de leur nid sans réagir fortement.

Comment pourrait-il en être en autrement alors que les soldats du feu, professionnels et volontaires, vivent un été catastrophique (et les victimes avec qui, par centaines, ont perdu leurs biens professionnels et personnels dans le Var et le sud-ouest notamment) avec tous ces incendies au cours desquels ils ont aussi, perdu des hommes…

La colère monte sous les casques et sous les équipements censés les protéger. Evidemment jugés insuffisants. A l’image déplorable de leurs protections contre les fumées toxiques et de leur droit légitime à être suivis médicalement. Avant qu’il ne soit trop tard. Quelle honte. Alors qu’ils « risquent leur peau » tous les jours pour un certain nombre d’entre eux. Manque de moyens et de recrutement, les motifs de gronde ne cessent de monter et la température s’affole. Et leur ministre de tutelle ne peut pas répondre à toutes leurs attentes exigeantes. Et ce dans l’attente du projet de loi de modernisation de la Sécurité civile devant sortir officiellement en septembre prochain. Aucun chiffre ne pouvait être livré au cours de cette rencontre de la part du ministre de tutelle. D’où ce large mécontentement.

D’où l’appel aussi à la mobilisation générale, lancée hier à l’issue de leur entrevue jugée ratée par l’intersyndicale prévoyant une forte mobilisation de ses troupes en date du 26 au 28 septembre place de la République, haut lieu symbolique de la colère syndicale parisienne. Et aussi à l’échelon national ! Ca va aussi chauffer…alors que les pouvoirs publics sont confrontés à tant de demandes à l’heure également des choix budgétaires du parlement. Les partis politiques vont devoir se positionner et non pas se cacher une fois encore. On ne peut pas défendre des professionnels à l’image très populaire auprès du plus grand public et jouer les timides lorsqu’il y a des votes. La représentation nationale se trouve face à un mur d’escalade de plus en plus haut et où la grande échelle est largement insuffisante ! Et l’attente si grande. Partout. Et c’est bien là le problème insoluble pour un gouvernement dont le fin de vie est prévue à court terme, pour ce qui le concerne.

Reste qu’il est logique que les intéressés, en aient marre de toutes ces promesses étalées devant toutes les casernes des services départementaux d’incendie et de secours. Quatre lettres (SDIS) pas vraiment sanctuarisées ! Depuis tant d’années et ne datant pas seulement depuis les dix ans passés par Emmanuel Macron à l’Elysée. Et ne voient toujours rien venir. Encore faut-il également ne pas oublier qu’aux côtés des 44.000 pompiers professionnels intervenant sur l’ensemble du territoire (des effectifs évidemment jugés notoirement insuffisants) interviennent tous ces pompiers volontaires, les premiers en action dans tous nos villages. D’où un autre appel en provenance là de la place Beauvau et de son ministre aux entreprises pour libérer leurs personnels. Ce qui là encore n’est pas aussi facile et aisé qu’espéré. Heureusement encore que contrairement à d’autres secteurs économiques touchés par une absence de plus en plus réelle des vocations, il n’existe pas un tel danger pour les soldats du feu. Jusqu’à quand ? Il ,est permis de se poser la question surtout après l’été terrible que nous connaissons. Et là on ne peut pas parler d’une éclipse du siècle comme on nous rebattu les oreilles pendant deux ou trois jours. Avec un « cache-cache » pas vraiment du « même tonneau » et surtout aux mêmes conséquences !

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