Un fiasco supplémentaire au tournant de l’histoire !

Il pensait selon toute probabilité que le plus dur était fait ! Et bien non. Echec au « roi républicain » qui, pour quelques jours encore, profite des vagues de la Méditerranée pendant son repos estival (le dernier de sa présidence) pour faire du scooter des mers en contrebas du fort de Brégançon, s’est fait retoqué, hier vendredi, l’une de « ses lois » qui lui tenaient tellement à coeur: celle d’interdire aux mineurs de moins de 15 ans l’accès aux réseaux sociaux, cause de malheur pour bien des ados, confrontés trop souvent aux déchaînements de violence les poussant même jusqu’au suicide dans leurs addictions ! En quelque sorte également un message moins glorieux envoyé aux parents de ces malheureuses victimes, à qui le Conseil constitutionnel, des Sages, dont la moyenne d’âge dépasse les 70 ans, a offert la censure de cette mesure: « Débrouillez-vous Messieurs et Mesdames les parents « . Et encore je reste poli ! Ce pourrait être plus vulgaire.

La gifle et l’humiliation se révèlent toutes aussi cinglantes pour le président de la République, qui en faisait l’une de ses grandes causes en cette fin de quinquennat forcément laborieuse. Les milliardaires américains de ces GAFAM, pour qui la loi du plus fort restera toujours la meilleure, vont pouvoir continuer à pousser leurs algorythmes avec des proies toutes trouvées issues d’une jeunesse qui, a contrario, elle, doit applaudir la décision des « vieux » recyclés de la politique ! Bravo. Ce fiasco, lui, ne fait assurément pas le bonheur de nombre de leurs parents et associations de défense. Le filtre institutionnel est passé par là. Selon toute probabilité facilité par la mouture de cette loi (mal ficelée encore une fois) présentée par le gouvernement et votée de façon très majoritaire par les parlementaires. Les Sages de la rue de Montpensier ont jugé que les valeurs défendues pour justifier la liberté d’expression et la vie privée de tous ces mineurs n’étaient pas conformes aux clés de voûte de l’Etat de droit ». Peut-être ! Mais au final, c’est un énorme gâchis et un terrible aveu d’impuissance face à ce fléau. Le coup est rude pour le locataire de l’Elysée qui préférait hier se féliciter en revanche du passage sans encombre d’une autre loi controversée, liée celle-ci à la fin de vie, par les mêmes procureurs du Palais royal…dont la présidence est assurée par un vieil ami de « Manu » II, Richard Ferrand, avec, à ses côtés, plusieurs de ses anciens ministres ! Dégainée en quelques minutes suite à cette décision rendue publique, la riposte présidentielle est tombée avec cette demande formulée auprès du Premier ministre, Sébastien Lecornu, de revoir la copie des législateurs et de « retravailler » dans les meilleurs délais de façon à présenter une rédaction plus conforme juridiquement en vue de faire aboutir cette réforme avant la fin du printemps prochain. Une mission quasi impossible vu les délais surtout que cette fin de règne (aussi) parlementaire va se trouver être accaparée par une séquence budgétaire prévue pour être chaude et soumise à une autre censure: faire tomber le gouvernement.

Je ne surprendrai personne en rapportant que cette censure va surtout bénéficier aux différentes oppositions qui vont en « faire leurs choux bien gras ». Ce qui ne risque pas d’être le cas en revanche pour une partie du « bloc central » et notamment du camp de Gabriel Attal très attaché à ce ce combat contre le poison trop souvent mortel que constitue les réseaux sociaux auprès de la jeunesse. Un antidote avait été trouvé, même insatisfaisant soit-il, il a été jeté à la poubelle…Et il n’y a pas lieu de s’en réjouir…

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