« C’est pas Dieu possible qu’il y ait eu autant de maisons brûlées » ! Sébastien Lecornu n’est pourtant pas Tom Hanks…

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, n’est pas…Tom Hanks, le héros cinématographique de Steven Spielberg dans le succès de 1998 « Il faut sauver le soldat Ryan ». Il en était loin lorsqu’il a débarqué dimanche, non pas sur les plages de Normandie, une région qui lui est chère, quelque peu en catimini et surtout sans la moindre caméra ni micro, dans la ville la plus touchée par les incendies monstres du mois de juillet en Gironde. Et tout particulièrement dans la commune du Forge, point névralgique de la colère girondine avec ses 183 habitations détruites par les flammes. « C’est pas Dieu possible qu’il y ait eu autant de maisons brulées », s’indignait hier matin au milieu d’un collectif habillé de noir (ça nous change des marches blanches) une habitante de cette localité, alors que le chef du gouvernement, accompagné dune escorte de six ministres, dont celle de l’Agriculture, s’entretenait avec les élus de la localité à l’arsenal des sapeurs-pompiers. Avant de rejoindre Mérignac, autre point central de cette visite de « reconstruction » décidée par le locataire de Matignon. Hué et insulté à son arrivée par une population locale en colère. « Bravo ! Minable ». Comme comité d’accueil on a vu mieux ! C’est la France…avec toutes ses explosions de mécontentement. Evidemment portées aussi par des complotistes, pour qui ce village de 3.500 habitants s’est trouvé sacrifié au profit de la huppée presqu’île du Cap Ferret. Un site placé sous plus haute protection sur « ordre venu d’en haut » (comme si les officiers des services d’incendie et de secours et décisionnaires de la préfecture avaient choisi de prioriser les sites à sauver d’abord), avaient, selon des accusateurs furieux, que priorité en terme d’interventions des soldats du feu, ait été donnée à cette station « chic » de la côte de l’Atlantique. Vrai ? Faux ? Toujours est-il que les réseaux sociaux n’ont pas manqué d’alimenter le feu et de souffler sur les braises d’un drame qui fort heureusement n’a pas tourné à la tragédie humaine au niveau de sa population. Même si bien sûr, sur l’ensemble des incendies sur notre territoire national quatre pompiers y ont perdu la vie…

Le Premier ministre avait toutes les bonnes raisons de s’expliquer. Ce qu’il aurait pu faire avant le déclenchement de nouvelles polémiques et de ce qu’il a appelé les « dérives complotistes ». « Nous n’avons rien à cacher sur le déroulé des opérations » a-t-il notamment déclaré pendant ses premières interventions avant ses annonces. C’était d’autant plus de circonstance de ne pas faire preuve de trop de langue…de bois ! Il n’empêche: cette proportion et la forme à s’indigner avant de connaître le résultat « des courses » et les propositions de leur « hôte » à l’heure de sa conférence de presse à l’heure du déjeuner, n’était pas de nature comme trop souvent à améliorer le climat très chaud, lui aussi, de cette rencontre ! Les « raisins de la colère » n’étaient pas…vains ou vins en cette journée d’échanges dans une région viticole, un pan ô combien important de son économie, qui elle aussi pour d’autres raisons, souffre terriblement avec la sylviculture à nouveau bien mise à mal après l’avertissement sérieux de 2022 où des dizaines de milliers d’hectares avaient déjà été détruits dans la région.

PS: Elle persiste elle aussi sans langue de bois à s’attirer les foudres de nombre d’observateurs et très probablement en provenance de ses « amis » du gouvernement! La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, n’a pas trouvé mieux dans un entretien dans « Libération », même si le leader de la France insoumise n’est pas à « probablement parler » sa « tasse de thé » de donner le point à Jean-Luc Mélenchon. « Il est celui qui intègre le mieux dans ses propositions économiques et sociales la question du climat ». Voilà une déclaration qui va encore une fois faire plaisir à l’exécutif. Entre autres !

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