Ce n’est pas vraiment à fleurets mouchetés qu’ont échangé ces dernières heures et à bonne distance et en décalage horaire, entre la métropole et Mayotte, deux des principaux…challengers de Marine Le Pen, qui, elle, surfe depuis des années sur les sondages ! La campagne de la présidentielle est lancée sur les chapeaux de roues avec un premier round sévère entre les deux hommes autour du sujet de l’immigration. Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon se sont répondus du tacle au tacle après que le premier ait osé proposer la fermeture de toutes les vannes favorisant cette arrivée massive de migrants sur un territoire qui déjà est composé à 50 % de population en situation irrégulière dont une forte proportion de l’île voisine des Comores. Pour le quadruple candidat à la présidentielle, JLM, les propositions du maire du Havre ne sont « qu’aberration, ridicule et provocation« . Ce à quoi l’ex-Premier ministre d’Emmanuel Macron, lui a répondu sur le même ton. « Ce n’est pas la première fois que nous sommes en opposition avec le leader de la France insoumise. Il n’y a vraiment que lui pour penser que les Mahorais ne souffrent pas de ce problème prioritaire. Je l’appelle à se déplacer ici pour se rendre compte »… »Fantomas »-Philippe va-t-il reprendre son combat avec le commissaire « Juve-Mélenchon » ? Encore que « Fufu » nous faisait davantage rire que la « Merluche » !
Accompagné de son fidèle directeur de cabinet de l’Hôtel de ville de la Porte Océane, Edouard Philippe doit poursuivre son périple dans ces territoires et départements d’outre-mer d’ici à la fin du week-end, en passant par la Réunion…Alors que dans la capitale, certains se font un malin plaisir de donner du crédit à une hypothèse esquissée par Gérald Darmanin à savoir un ticket entre le président du mouvement « Horizons » et son homologue des Hauts-de-France. Une éventualité bien éloignée de la réalité, semble-t-il. Le côté complémentaire de ce duo entre l’énarque techno et au profil libéral et de l’autre, l’ancien assureur devenu ministre au début des années 2000 et se vantant « de ne pas avoir fait de grandes écoles » est de nature à échapper à plus d’un observateur éclairé.
Même si leurs relations ne sont ni bonnes ni mauvaises et que visiblement il n’existe pas entre les deux hommes de « cadavre dans le placard ». Reste que cet « attelage » semble bien improbable dans un avenir proche surtout que le ch’ti président ne s’est toujours pas officiellement lancé dans une course à l’Elysée, alors qu’il en meurt d’envie sans pouvoir aller jusqu’au bout ! Leurs destins se sont seulement croisés en 2002 après que le mentor politique de « Doudou » lors de la création de l’UMP, Alain Juppé, ait confié au jeune et ambitieux député Saint-Quentin, dans l’Aisne, une mission sur le dossier déjà brûlant des retraites. Ils se sont ensuite côtoyés sur les bancs de l’Assemblée nationale, sans pour autant faire preuve de proximité particulière ! Avec des chemins définitivement divergents, suite à l’élection d’Emmanuel Macron, puis son installation à Matignon. Xavier Bertrand avait alors choisi la voie de l’opposition résolue au chef de l’Etat et son premier chef de gouvernement. Avant quelques années plus tard d’entamer des joutes avec les dirigeants du Rassemblement national, ses ennemis pas seulement régionaux et que l’ancien ministre a toujours battus dans les scrutins régionaux…