Au « Non de la rose », ca ressemble tellement au célèbre « Au nom de la rose » de l’écrivain italien Eco, porté à l’écran par le réalisateur Jean-Jacques Annaud. Au moins au niveau de la prononciation !
Alors que ce dimanche soir Raphaël Glucksmann, au nom justement de son mouvement politique « Place publique » doit annoncer, ubi et urbi, sa candidature à la présidentielle de 2027 au JT de TF1 et sa participation à une primaire avec ses « amis » socialistes » en octobre pour une séquence de départage, Jean-Luc Mélenchon, est bien le seul à savoir à gauche où il va. Il caracole en tête de son camp de radicaux insoumis qui, ce matin, ont remis à l’honneur un chant digne du siècle dernier, l’Internationale, après tout de même la Marseillaise. Par ordre d’arrivée de préférence ? Le leader maximo de LFI vit surtout du vide d’en face. Avec d’un côté, à tribord, une véritable foire aux ego où les candidatures se multiplient, un bal des prétendants sans véritable chef en mal de trouver une boussole les menant à une victoire. Ce serait déjà pas mal qu’ils trouvent la solution pour ne pas se neutraliser dès le premier tour en laissant aux extrêmes le soin de se battre au second avec une issue probablement connue d’avance ! Et de l’autre, la gauche social-démocrate avec un Parti socialiste très fracturé qui, s’il a conservé ses bastions municipaux, n’a depuis l’échec cuisant d’Anne Hidalgo, n’est jamais parvenu à porter un projet qui rassemble plutôt qu’il ne divise.
Reste toujours la perspective d’un retour inattendu de l’ex de l’Elysée, François Hollande avec une image objectivement redressée, mais néanmoins largement insuffisante pour se dresser contre Jean-Luc Mélenchon dans l’hypothèse d’un premier tour, où le seul mérite serait d’être celui de la clarté avec une explication des deux gauches. Avec un avantage quasi certain pour celui qui va se présenter pour la quatrième fois, à 75 ans, à l’échéance présidentielle. Un chef insoumis certes au talent oratoire dans les meetings, mais tellement dangereux pour la nature de ses projets et désireux d’effacer d’un trait de plume le trou béant de la dette française. Il semble complètement ignorer que notre beau pays vit sous la double tutelle de Bruxelles et du FMI. L’homme qui a innové ce week-end en se servant de drones pour afficher la couleur de ses favoris et héros historiques comme Louise Michel et Robespierre, vit dans l’ombre portée de la Havane et de Caracas. « La république c’est lui ». Personne n’a oublié ce slogan ridicule et inquiétant que ses amis continuent de porter à tue-tête même si leur candidat, comme à chaque scrutin présidentiel, essaie tant bien que mal d’adoucir le ton. Comme c’est bizarre ! Qui peut croire à cette posture éculée ? Bien éloignée de celle qu’il propose tous les jours ou presque entre deux élections nationales !