Ce n’est évidemment pas le genre de plaisanterie que l’on entendra, ce jour ,sur le court central de Roland-Garros où doit se tenir sur la terre battue légèrement transformée, une rencontre sportive initiée par le MEDEF pour sa rentrée avec sept des candidats déclarés pour la présidentielle. Un premier débat officiel auquel ne participera pas le Premier ministre, Sébastien Lecornu, non pas seulement parce qu’il n’entend pas s’inscrire sur la feuille du match présidentiel, mais bien parce qu’il se déplace avec plusieurs de ses ministres sur l’Ile de Mayotte. En quelque sorte sur les pas d’Edouard Philippe, qui a consacré plusieurs jours de visite dans l’Océan indien où il a été surtout question de flux migratoires et d’immigration non contrôlée et incontrôlable! Ce qui n’a pas empêché le volatile du mercredi, le « Canard enchaîné » de titrer à sa Une une citation inventée et dépitée du chef du gouvernement: « On a perdu Bouvard, mais on a toujours les Grosses Dettes ! Ce qui est loin d’être faux. Bon courage au locataire de Matignon pour tenter de ne pas se faire censurer cet automne !
Restons dans le domaine du rire qui n’aurait pas déplu au père des « Grosses têtes » avec un nouvel épisode bien réel, lui, celui d’une « fulgurance » d’un des cadres du Rassemblement national, en échec aux dernières municipales en mars dernier, à Marseille, Franck Allisio, pour préserver le système des retraites. Qui consisterait à inciter nos jeunes compatriotes à bosser plus jeune plutôt que perdre leur temps à faire des études hypothétiques quant à leur succès éventuel. Ce génie « mariniste » explique qu’il est important de lutter contre un avatar de la situation française: le « tourisme universitaire ». Visait-il là et bien amicalement, bien sûr, son président du mouvement, Jordan Bardella, où le futur Premier ministre de sa cheftaine Marine Le Pen, si la voie des urnes l’envoie jusqu’à l’Elysée, est resté trois ans à la Sorbonne sans y faire des éclats. Un doux euphémisme alors qu’il n’est parvenu qu’à obtenir sa première année à un oral de rattrapage et que pendant toute sa carrière universitaire, sa moyenne était plus proche du zéro que du dix. Un flirt pas terrible avec au niveau de ses notes une absence d’excellence dans toutes ses matières. Et même celle de littérature. Il s’est bien rattrapé depuis avec les succès « monstres » de librairie de ses deux premiers ouvrages conçus néanmoins peut-être à plusieurs mains. Comme quoi toutefois le « tourisme universitaire » peut néanmoins mener à tout…
Pour rester sur le Front national devenu Rassemblement, la soeur aînée de Marine, Marie-Caroline, qui a peine à se faire élire à un scrutin national depuis de nombreuses années, a dévoilé avec une certaine fierté une liste…« Le Pen-de Gaulle » pour l’élection sénatoriale dans la Sarthe le mois prochain. Candidate aux côtés du nouveau jeune maire RN de la Flèche, protégé de son mari, Philippe Olivier, grand stratège du parti nationaliste et de sa belle-soeur, Marine, la doyenne des trois filles du patriarche, affiche sur son porte-bagage l’arrière petite nièce de feu le Général qui, pourtant n’avait pas eu besoin de faire usage de son nom de naissance à deux reprises pour le gain de la mairie de Courcelles-la-Forêt, préférant son nom marital, de la Fresnaye, à bien vouloir, cette fois-ci, porter les couleurs du RN. Une de Gaulle sur une liste, elle ne pouvait trouver meilleur symbole surtout lorsqu’on sait que le Père de la V e République et libérateur quelques années plus tôt de la France, n’entretenait pas les meilleurs rapports avec les représentants de la Haute-Assemblée !