C’était le D.Day, hier soir à la Plénitude Arena de Nanterre ( la bien nommée) si
proche du périphérique parisien. Day comme Dion. Le jour J: comme « Joie » « Je reviendrais » avait-elle promis, alors au bord du gouffre il y a six ans, victime d’une maladie paralysante. Il était une fois une voix et la revoilà. C’était jour de Renaissance sans le moindre Insoumis à l’Horizon. Clin d’œil politique. Quel come-back retentissant pour ce retour sur scène et ce premier des 26 shows prévus par la plus parisienne des Québécoises en France. Loin de ressembler à l’une de ses chansons phares, « Le Titanic » la star planétaire est loin d’avoir coulé devant ses 35.000 veinards munis du ticket gagnant. Un sésame qui valait cher. Dans tous les sens du terme. Tabernacle. Un sacré…plein de super. Au plomb d’or pour « Que je l’aime encore ». En quelque sorte notre « taulière » la « Johnny au féminin ».
La petite dernière de la fratrie Dion ( quatorze frères et sœurs !) native d’une ville à consonance française, Charlemagne, une bourgade située à petite distance de Montréal, a bien bougé sur scène. De quoi presque oublier sa maladie et son syndrome curieusement appelé celui de « la personne raide » ! C’est sans voix que ses fans en pamoison ont retrouvé…raides dingues, leur bonne fée ressuscitée après six ans de souffrance et d’absence ! Y avait-il même une seule voix discordante dans cette salle pour ne pas, de façon mystique, louanger une artiste dont le timbre de voix, toujours la voix, a certes un peu changé avec le temps et la maladie. Mais un amoureux reste toujours un amoureux ! Transi. Ça nous change tellement des horreurs de la guerre et de cette « guéguerre » politique qui en était, à son comble, hier samedi, avec ce « multiplex » non sportif (encore que !) entre les meetings uns et des autres. À l’heure aussi où l’on reparle du retour d’autres « grandes gueules » celles des Gilets jaunes dans les rues et sur les ronds-points, en octobre prochain. Et la ronde infernale continue aujourd’hui avec Marine Le Pen sur ses terres électorales du nord à Hénin-Beaumont. Avec, à ses côtés, son grand protégé de Jordan Bardella, peut-être moins en cour…Lui aussi doit être victime du syndrome de la « personne raide » . Présent, il ne s’exprimera pas en effet avant ou après Marine! Un événement tout de même assez significatif…Et pourtant contrairement à ce que dit la pub , il n’avait pas rendez-vous chez « Grand Frais ». Comme ne l’avaient pas davantage hier soir, parmi le public de Céline, à la… « Plénitude Arena » deux rivaux, Édouard Philippe et Gabriel Attal, qui, sait-on jamais, ont peut-être, au détour d’un couloir, croisé l’ex-Première dame américaine , Michelle Obama, aux premières loges de ce concert-événement !