C’est dans un contexte des plus tendus que s’est lancé le premier épisode de la saison 1 de la primaire entre candidats du camp social-démocrate. Avec non pas six candidats, mais bien cinq, après le retrait forcé du député socialiste de la 4 e circonscription de l’Eure, Philippe Brun, exclu de la compétition par son propre parti. Un véritable pataquès qui planait évidemment » sur l’ambiance » de ce premier débat télévisé et ce d’autant plus avec la livraison, le matin même des dernières révélations du « Canard enchaîné » avec ce titre ravageur « Le PS s’embrume dans l’affaire Brun ». Car si le député eurois n’est peut-être tout blanc, le PS n’est surtout pas tout rose ! C’est le moins que l’on puisse dire. Il ressort d’évidence que le parti à la rose a menti dans cette affaire puante. Qui tout aussi évidemment ne plaide pas en sa faveur, principalement celle de son premier secrétaire, Olivier Faure. Visé nommément et de façon très sévère par l’intéressé pour qui « ce n’est plus l’affaire Brun, mais bien l’affaire Olivier Faure, » qui serait totalement impliqué avec la complicité notamment de Johanna Rolland, la maire de Nantes, provisoirement la numéro 1 du parti pendant la campagne de cette primaire.
Il s’avère en effet et conclusion de cet article qu’à ce jour ni la direction de l’ancien parti dirigé par les deux François, Mitterrand et Hollande, ensuite locataires de l’Elysée, n’ont cherché à recueillir la parole de celle (l’ex-collaboratrice licenciée et à l’origine de ce scandale, qui toutefois avec l’aide de son ancien patron, avait retrouvé un point de chute en juillet grâce à un ami politique et voisin, n’étant autre que Marc-Antoine Jamet, secrétaire général du groupe LVMH, mais aussi maire de Val-de-Reuil, mairie où elle a visiblement travaillé pendant plusieurs semaines ! Et utilisée à son…corps défendant dans cette manoeuvre politique orchestrée « possiblement » au plus haut niveau. A travers notamment un « pseudo appel », en version direction nationale du PS de cette dernière quelques minutes seulement avant que la liste des candidats à la primaire soit close. La « dame » en question et victime présumée n’aurait jamais attendu ce clap de fin à 23h50, pour dénoncer son ex-patron (qui ce même jour a connu un double échec dont le dernier devant la cour d’appel de Paris pour lui permettre de concourir) et donné surtout son accord à ce que l’on se serve d’elle ! Un magnifique respect du consentement ! Car la saisine des instances nationales pour des faits de « violences physiques et psychologiques » dont se serait rendu coupable l’élu, remonterait aux semaines précédentes, datant du démarrage conflictuel des relations à la fois personnelles et professionnelles (qui s’entrechoquent) de deux protagonistes, sur fond d’échec aux municipales de Philippe Brun à Louviers en mars dernier. Battu à ce scrutin, le parlementaire l’a licenciée « pour faute grave » le 9 juin en lui reprochant une « nouvelle crise de colère assortie du saccage de sa permanence parlementaire » au cours duquel trois mois de pièces comptables auraient été subtilisées…
Tout ça pour dire, sans trop de risques de se tromper, sur l’absence de légitimité après cet épisode pour le moins « embrumé » de cette primaire à laquelle n’ont pas voulu s’impliquer à la fois François Hollande et Bernard Cazeneuve, en total retrait de ce petit combat de coqs entre autres entre Ségo (Royal) et « Rapha » (Glucksmann) la première ayant traité le premier de « stagiaire » sans oublier bien sûr le charismatique Olivier Faure, peut-être aussi plombé par cet épisode pas très glorieux le mettant sévèrement en cause et première ligne.
Les militants et sympathisants de ceux qui ne veulent pas de Mélenchon à gauche ont de quoi être dégoûtés devant ces basses et vilaines manoeuvres qui n’honorent pas vraiment leurs auteurs. Ca sent mauvais les arrières cuisines de la gauche socialiste et de Place publique, où les odeurs ne sont pas très ragoûtantes ! Beurk..
PS: Après évidemment le maire sortant, Guy Lefrand et son dauphin au second tour de la municipales de mars dernier, Samuel Brigantino, l’ancien maire radical de gauche, Michel Champredon, dans l’attente de le décision finale du tribunal administratif de Rouen, sur l’invalidation ou non des résultats du dernier scrutin municipal à Evreux, n’écarte pas d’entrée de « rejouer le match » Même s’il n’avait obtenu que 9 % en mars dernier. Affaire à suivre.