« Ce n’est qu’un au revoir, Léon ». Tel était le dernier « psaume » chantant bien à l’image de ce moment de liesse populaire, et tellement repris en choeur, non sans humour et reconnaissance, par des milliers de jeunes à la sortie hier soir, du Stade de France, sur fond de feux d’artifice dans le ciel de Saint-Denis. Quelle ambiance et ferveur juvénile. Pour une veillée de fraternité exceptionnelle avec, dans les tribunes et sur le pelouse, plus de 70.000 ados et jeunes adultes. Un parterre en communion totale avec le Saint-Père. La première journée parisienne du souverain pontife pouvait s’achever dans un enthousiasme généralisé. Jugé incroyable. Que l’on soit croyant ou pas. Quelles belles images de paix dans un monde en guerre…Enthousiasmantes forcément grâce au charisme d’un pape au sommet d’une « Léonmania » favorisée par la volonté, pendant toutes ces premières heures sur le sol français de sortir de sa zone de confort linguistique du très lointain successeur de Pierre, d’utiliser la langue de Molière pour s’adresser à ses « paroissiens » rassemblés par centaines de milliers sur les sites parcourus par l’invité star de la France, ce dernier week-end de septembre. Un automne toujours bien estival avec cerise sur…l’ostie, ce samedi matin, cette mémorable messe papale de la Concorde avec des fidèles massés jusqu’à la place de l’Etoile. Une concorde étoilée que pouvait-on espérer de plus plus beau? Pas loin de 800.000 personnes présentes !
Du rarement vu dans notre capitale en feu où il n’y avait pas à craindre des débordements comme hélas la plus belle « avenue » du monde (un titre très dévoyé depuis des années) en a coutume de connaître les soirs d’un tout autre spectacle au Parc des Princes ou Stade de France où la communion des pseudos supporteurs de ballon rond est beaucoup moins prégnante ! Et de très loin…En attendant ce soir un événement marquant que va constituer un troisième rassemblement, du côté des grottes de Lourdes, dont bien sûr celle des apparitions de Massabielle, où là encore il n’y aura pas besoin de miracles pour assister à un puissante ferveur catholique. Avec cette foule d’une jeunesse conquise par leur nouveau « berger ». Un retour à la foi pour cette jeunesse de France qui a été l’un des éléments moteurs du choix de ce pape, né certes aux Etats-Unis, mais tellement sud-américain après toutes ces années passées au Pérou, pour ce déplacement historique sur le sol de la fille aînée de l’Eglise !
Et comme le hasard fait parfois bien les autres…même s’il n’était en rien comparable, sur les bords, non pas de Seine, mais du Bosphore, dans l’ancienne Constantinople, lieu d’une autre culture religieuse et d’un riche passé, du côté d’Istanbul, la ferveur était toute aussi grande dans les gradins d’un stade toujours « très chaud » pour réserver surtout un meilleur accueil aux footballeurs turcs et un peu moins à leurs hôtes, les porteurs d’un maillot blanc frappé du coq tricolore de la première sélection d’un « pape » du ballon rond, Zinédine Zidane, qui y célébrait son baptême du feu à la tête de l’équipe de France de football. Une sortie contrastée en qualité, mais néanmoins achevée par la plus petite des victoires grâce à un but de Kylian Mbappé, hélas blessé au genou lors de sa frappe victorieuse ! Reste que la soirée télé pour le « mécréant » que je suis (peut-être d’ailleurs de moins en moins) me fit passer d’un stade et d’un… »capitaine » à l’autre. Sans heureusement la moindre blessure pour le très Saint-Père, sorti lui de l’enceinte sportive sous les applaudissements nourris de son peuple de supporters au comble de la joie ! Heureux mais tellement paisibles dans un bonheur retrouvé qui faisait plaisir à voir…