Et la tendresse et la neutralité…bordel !

La ligne éditoriale de la chaîne CNEWS et encore moins l’une de ses émissions phares matinales « 100 % Frontières » animée par une équipe bien marquée à l’extrême-droite, me désespère au plus haut point. Mais comme « dirait l’autre » personne n’a un pistolet sur la tempe pour la regarder. Pas plus elle qu’une autre. Même avec l’un de ses journalistes qui pourrait être sorti tout…droit dans ses bottes d’une série ou d’un film avec un physique et des mots qui pourraient être sortis de la bouche d’un « petit chef » de la milice, auxiliaire ô combien zélé du régime nazi pendant l’Occupation, dont il n’est pas besoin de rappeler toute l’importance du sang qu’il a eu sur les mains à cette période noire de notre histoire!

Mais pour autant est-il acceptable qu’une fonctionnaire de l’Etat, en l’occurrence proviseure d’un lycée parisien victime d’une attaque de voyous hier au sein même de son établissement, refuse de façon catégorique de répondre aux questions d’un journaliste de cette chaîne pour des raisons d’éthique personnelle. Elle ne supporte pas la ligne éditoriale de la maison Bolloré. C’est effectivement de son droit à titre personnel, mais selon toute probabilité, ne représente-t-elle pas avant tout l’autorité à la neutralité obligée de personnel de direction dans l’Education nationale ? Ce qui devait ne pas l’autoriser à réagir de la sorte ! Oh, elle ne risque rien de sa hiérarchie qui aurait tendance plutôt même au plus haut du ministère de l’Education nationale, son ministre, à ne pas trop dire « quelque chose qui fâche de trop » ! Surtout la veille d’un « grand moment attendu « de débordements dans la rue hélas prévisibles. Mais tant que le pire ne s’est pas produit, il est toujours permis d’espérer comme les premiers retours en fin de matinée semblaient l’indiquer.

Comme celui d’espérer que le grand agitateur public, Jean-Luc Mélenchon et tous ses amis de la France insoumise se calment un peu dans leur comportement outrancier qui ne cesse d’allumer le feu. Ce qui semble avoir été le cas depuis deux jours. Avec quels effets ? Mais le naturel incendiaire peut toujours revenir au triple galop en fonction de la tournure des événements ce mardi.

Qu’il me soit permis de me moquer du libellé de toutes ces pancartes vues dans les cortèges et devant les lycées en proie aux flammes pour certains d’entre eux. Pour ce ce qui concerne beaucoup de ces auteurs littéraires de slogans, on pourrait davantage parler de flemme que de flamme déclarée à l’égard de l’orthographe. D’une grande pauvreté. Bien à la hauteur du niveau d’ensemble de ces lycéens casseurs et manifestants, même ceux massés devant des établissements emblématiques du prestige de certains « bahuts » de la capitale comme Louis-le-Grand et Henri IV, bloqué aujourd’hui. Une situation désespérante ! Les lycées bourgeois n’ont jamais été d’ailleurs aussi solidaires de leurs camarades des établissements beaucoup moins privilégiés depuis une semaine.

C’est vrai que c’est plus aisé d’une façon générale d’incendier des poubelles. C’est certainement plus près de leur niveau de scolarité. Le trottoir, les pavés et les poubelles. Des poubelles qui vont devoir être remplacées par milliers, voire beaucoup plus. C’est assurément une saison exceptionnelle pour leurs fabricants ! Mais de toute évidence, ces professionnels de la perturbation musclée, ont beaucoup lu de grands écrivains pour atteindre ce niveau affligeant. Ils ont davantage leur place dans des centres de tri sélectif. Encore que le mot sélection soit honni chez eux comme chez Mélenchon. Comme il l’a redit hier lundi. Sans que cette allusion ne vise bien sûr des travailleurs méritants se levant tôt et faisant un boulot que nos compatriotes ne veulent plus faire depuis des lustres…

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