Voilà qui va rassurer les lycéens. Comme en témoigne ce titre humoristique vu ce jour dans la presse hebdomadaire et cette info rassurante du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, en leur direction : « Vous aurez tous votre bac avec mention Passable à tabac ». Où cette justification du même ministre! « Les flics violents se justifient. Nous on a fait des prépas…Khôgne et hypokhôgne !
En moins drôle Jean-Luc Mélenchon, suite au succès d’audience de cette méga journée d’actions qui a environ mobilisé 300.000 manifestants dans les rues dont des parents et enseignants venus en renforts pour jouer le rôle de surveillants généraux, ce qui en soi n’est tout de même pas un raz de marée, en a encore sorti une bien bonne en rapportant que « Toute la jeunesse de France était dans les rues ». Nous étions bien loin de mai 68, et tant d’autres mobilisations scolaires ! C’est ce qu’on appelle faire mentir les vrais chiffres. Reste l’essentiel toujours à l’heure très retardée des fins de cortèges sur les grands boulevards (ils sont tellement peu pressés de se quitter nos potaches et pourtant ils crient à des horaires d’esclavagistes) aucun débordement à forte gravité n’aura été constaté. Surtout à Paris, point névralgique de la colère où les autorités craignaient le pire. Qui n’a pas eu lieu. Et c’est tant mieux. Ils remettront le couvert demain jeudi ! Car il est très peu probable que d’ici là les constestataires auront obtenu les 15 milliards qu’ils espèrent de l’Etat. Il n’y a plus d’argent dans les caisses.
Le show Bailly, le nom du maire de Saint-Denis, présent aux côtés des manifestants, comme les jours précédents, et sous bonne escorte de ses « gros bras » comparables à des videurs de boîtes de nuit, a failli tourner au drame. Il aurait en effet été gazé lors d’une charge policière. Il n’avait pas, pour une fois, son écharpe tricolore. Ses copains « flics » ne l’ont peut-être pas reconnu . Si ce n’est à la cravate qu’il porte toujours. Il n’aurait plus manqué qu’il soit cravaté et conduit au poste par les forces de l’ordre. Ca aurait été considéré comme un drame national. Le représentant de la Nouvelle France touché au coeur…
Il ne faisait de toute façon pas partie des invités du chef de l’Etat qui, au soir de cette mobilisation, avait convié les ministres de l’Education nationale et de l’Intérieur et bien sûr du chef du gouvernement à faire le point sur cette crise qui ne fait que durer et s’amplifier sans résultats depuis trois semaines. Sébastien Lecornu, dont les échanges avec Mathilde Panot, présidente du groupe LFI dans l’Hémicycle, avaient été très chauds, dans l’après-midi, a ouvert la porte à quelques inflexions. Mais selon toute probabilité insuffisantes pour calmer la colère générale.
La candidate du RN à la présidentielle, Marine Le Pen, a, quant à elle, présenté ce même mardi matin sa trajectoire budgétaire marquée par 140 milliards d’économies dans son contre-projet. Soit déjà 15 milliards supplémentaires par rapport au mois d’août dernier. Ou va-t-elle les chercher alors qu’une fois encore elle a parlé d’un âge de départ de la retraite à 60 et 62 ans ! Une proposition impossible à tenir…Un programme économique jugé de schizophrène par nombre de spécialistes. La contribution à l’Europe serait elle réduite presque de moitié. De quoi, selon le RN, faire 11 milliards d’économies. Avec un tel projet il est assuré que les marchés y verraient une volonté bien affirmée de sortir de l’Union européenne. Et là ca risque de ne pas passer du tout avec les pays voisins ! Mais l’essentiel n’était-il pas hier de faire diversion à l’affaire Bardella: la maison RN brûle comme nombre d’établissements scolaires et matériels urbains, mais Marine Le Pen feint de regarder un peu ailleurs…