J’ai mal à mon ancienne « bible », le quotidien « l’Equipe », qui ne fait plus depuis un bail partie de mon univers de lecture régulière. Je plains sa toujours patronne, héritière d’une famille qui ne pèse probablement plus grand chose au sein de la ligne éditoriale de ce journal au passé si riche qui ne parle plus de certains sports depuis des années, préférant libérer la libre parole ou plutôt les écrits à son équipe de journalistes pour beaucoup gauchistes.
Le saviez-vous: ce quotidien qui ne cesse de perdre ses lecteurs, comme hélas l’ensemble de la presse écrite, plongée dans un coma profond au niveau de sa diffusion (la presse régionale n’est évidemment pas épargnée par ce triste phénomène de désamour ) a consacré ce mardi une page entière à la nouvelle coqueluche (c’est dire si elle est bien malade) des médias, le maire de Saint-Denis, Bailly Bakayoko. Un signe des temps pas vraiment surprenant. Le lien avec Saint-Denis (ville qu’a choisie ce matin la militante écolo mondiale Greta Thunberg, si antipathique, venue manifester avec les lycéens) ne peut-être qu’olympique avec le souvenir des JO de Paris et du 9.3. Surtout en cette journée consacrant le cinquième acte de la révolte des lycéens et étudiants bloquant encore environ 200 établissements. Ce qui est toujours de trop, même si cette « révolution » en peau de lapin et instrumenté perd de son souffle. Et comme vendredi soir, ce sont les vacances scolaires, on peut imaginer que le soufflé retombe très vite en dépit de l’arrogance, favorisée par les micros de l’espace médiatique, manifestée par nombre de ses porte-parole qui depuis le lancement de la crise ne cessent de monopoliser la parole sur tous les plateaux. Parfois avec un talent oratoire digne de leurs « grands anciens » qui, après leur moment furtif de gloire télévisuelle, se sont lancés à fond dans la politique, d’abord au PS, lorsque c’était plus « facile et rentable » puis à la France insoumise. Avec notamment chez les insoumis l’ancien dealer, Louis Boyard, le « sergent Garcia » en beaucoup moins sympathique et plutôt « Zéro pointé » de la politique que Zorro ! Pour une parole plus consacrée d’une façon générale d’ailleurs à des revendications autour de la cause palestinienne et surtout des violences dites policières, avec un slogan à succès « fuck la police ». Evidemment un peu éloigné des urgences scolaires du moment. Certes ils sont souvent masqués nos chers révolutionnaires radicalisés et biberonnés par LFI, mais ils ne ressembleront en rien à Zorro !
Ce fut un « loup » justement lui très populaire. Un gentil loup en mal d’amour que la France entière ou presque a accueilli et adopté dans son foyer, près de l’âtre pour ceux qui en ont un, grâce à un spot publicitaire coup de maître, l’hiver dernier. Une grande réussite à mettre à l’actif du « Mousquetaire » de la grande distribution, Intermarché, pas feu fier de l’impact de sa pub. Qui trouvera au moment des fêtes sa prolongation par la mise sur le marché dans ses magasins, des peluches et produits dérivés de son héros. Il a remis le couvert pour vanter ses produits du terroir avec la diffusion d’une nouvelle pub illustrant un repas dominical et familial des années cinquante. Mais qui lui a commencé sa carrière avec la démarrage d’une polémique autant stérile que stupide surtout à gauche de l’hémicycle. Encore que quelques uns à droite s’y sont engouffrés.
Comment peut-on en effet tolérer que cette scène familiale ne soit pas ouverte à la fois aux communautés homosexuelles et lesbiennes de la mouvance LGBT et surtout à des « acteurs » de couleur, d’origine africaine et maghrébine qui, eux , et tout aussi justement, ont la possibilité de montrer tout leur talent de comédien et de comédienne dans nombre de séries populaires à la télé et au cinéma. Où chacun est à même de le constater qu’il existe- le mot est horrible- un certain quota désormais incontournable. Mais là n’est pas la question.
Est-il besoin de rappeler au milieu du siècle dernier, et ce n’est pas un propos d’un militant de la droite extrême, devrais-je me répéter, que les repas se trouvaient moins…colorés à la fois dans l’assiette mais aussi et surtout autour de la table et du célèbre poulet du dimanche partagé en famille ! Et alors ? Tout le monde n’a pas le même humour partagé et je reconnais, que je ne déteste pas la série aussi très familiale avec Clavier, pourtant un…bronzé de la belle époque, de « Qu’est-ce que j’ai au bon dieu » pour mériter ça. Comme quoi on peut aimer à la fois le côté fictif de certaines comédies bien de leur temps et aussi vintage d’un coup de pub qui n’a rien d’un message subliminal et réactionnaire ! Peut-être que le chantre du barbecue et de la bonne viande rouge, le camarade premier secrétaire du Parti communiste, Fabien Roussel, aurait pu y trouver un petit rôle. Encore qu’il n’était pas encore né à l’époque. Mais pas sa copine « verte » Sandrine Rousseau. Cela lui aurait fait mal de partager un repas avec uniquement des mâles blancs ! Allez. Bon appétit si c’est l’heure…Avec ou sans salade et une feuille de laitue pour plaire à Sandrine !