Les roses rouges sont ressorties ! Alleluia…

À défaut d’une chanson bien connue dans un autre siècle, le « Temps des cerises » d’un joli mois de mai lointain, on a retrouvé le temps, cet automne , des roses rouges, emblème très délavé du Parti socialiste qui, hier soir, a ressorti comme par enchantement et allégresse la reine des fleurs symbole aussi des amoureux, avec la large victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale. Avec 66 % des suffrages sur un total-il ne faut pas l’oublier de seulement 120.000 électeurs-il a plié le match dès le premier tour en pulvérisant le premier secrétaire national du PS, Olivier Faure, son dauphin électoral qui a pris le bouillon avec ses 14 %. Soit le double de ses trois autres rivaux, dont Ségolène Royal qui a fait pâle figure avec ses modestes 7 %. Ses ambitions nationales en ont pris un définitif coup d’arrêt ! Comme très probablement Olivier Faure, dont la position comme chef de parti semble des plus fragilisées à court ou moyen terme. La France s’en remettra-t-elle ? C’est plus que vraisemblable…Être qui plus est battue sévèrement par un « stagiaire » en l’occurrence le co-président de Place Publique (le parti à la Rose ne se trouvera pas pour la première fois en plus de cinquante ans incarné par l’un de ses « éléphants «  même aux défenses bien entamées, à la présidentielle) a tout de l’humiliation pour « l’ex-Madone » du Poitou ! Dans le camp du vainqueur c’était jour de liesse. Doucement les basses ! Ce n’est qu’un premier obstacle certes bien passé. Pour lancer selon la formule du héros de la soirée « la bataille de France ». Le plus dur commence pour lui. Et le premier accroc léger est venu très vite avec son « enfarinage » provoqué par un sympathisant de LFI qui du haut de sa fenêtre au dessus du bar où se tenait cette soirée électorale, a balancé de la farine et du riz sur le candidat ! On a trouvé mieux comme geste d’amour ! Et ce n’est que le début…D’autres périls autrement plus sérieux l’attendent. La direction du parti aurait tort de croire que ça va être un parcours sur un tapis de roses d’ici au scrutin présidentiel ! Loin s’en faut. Le résultat très large ne laisse guère de chances en revanche pour celui qui était tapi dans l’ombre jusqu’en décembre, François Hollande , qui espérait effectuer un retour au premier plan en cas de résultat serré entre les cinq candidats. La messe est dite avec un vainqueur visiblement « habité » par son destin ! Le champion des médias, sympathique au demeurant, a du pain sur la planche…Il reste à savoir si le grand méchant loup Jean-Luc Mélenchon n’en fera qu’une bouchée à gauche…

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