Ce n’est pas le tocsin mais ça y ressemble tout de même un peu ! Les événements du week-end dernier ont été très porteurs en bulletins promis aux deux extrêmes et tout particulièrement en faveur de Marine Le Pen, toujours plus haute dans les sondages ! Et plus curieusement en revanche pour celui qui, en pompier pyromane, s’installe de plus en plus comme un très…probable finaliste du second tour, Jean-Luc Mélenchon. Le dernier sondage le place néanmoins au coude à coude avec Raphaël Glucksmann qui bénéficie encore (pour combien de temps ? ) d’un petit état de grâce post primaire.
Chez les anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Gabriel Attal, la côte d’alerte n’est pas loin d’être atteinte. Le maire du Havre pointe à 13 % (il n’a jamais été aussi bas) et son rival de « Renaissance » ne pèse guère plus de 6 %. Une misère des plus inquiétantes pour les deux camps qui paient au prix de plus en plus cher leur « passif de collaboration macroniste ». Leur campagne, qui plus est, n’imprime visiblement pas. Surtout pour le benjamin des deux candidats. Dans tous les cas de figure, pas un des deux ne passerait le seuil les qualifiant pour la finale. C’est Waterloo morne plaine pour le « bloc central ». À l’heure actuelle, pas même le désistement de l’un pour l’autre (qui le cas échéant doit s’opérer impérativement avant la fin de l’année) ne suffirait à les sauver d’un désastre annoncé. Misère, misère ! L’horizon semble bien bouché pour l’un et la renaissance du domaine de l’utopie pour le second ! Encore plusieurs fins de semaines de troubles insurrectionnels dans notre pays et la descente aux enfers leur sera promise…
Dans l’espace médiatique c’est aussi avis de tempête avec la « mise aux arrêts de rigueur » d’une durée d’une semaine de l’une des journalistes, Isabelle Saporta, de LCI et compagne à la ville du sénateur écologiste, Yannick Jadot, soutien depuis plusieurs mois de Raphaël Glucksmann, a complètement disjoncté en « sautant à la gorge (une image bien sûr) de l’invitée du plateau de la mi journée, la députée « Renaissance « Priscilla Thevenot, éphémère ministre déléguée et porte-parole du gouvernement. Un échange sous haute tension au cours duquel l’éditorialiste, rouge de colère, a lancé notamment à son interlocutrice médusée « Comment osez-vous encore ouvrir la bouche ? Moi, j’aurais honte, je me couvrirais de cendres J’aurais honte à la place de la Macronie que vous représentez ». Bonjour l’ambiance ! J’en passe et des meilleurs.
Ce n’est guère mieux chez France 2 où le syndicat des journalistes CGT…toute honte bue, s’est attaqué avec autant d’énergie « sous les pavés, la propagande » au contenu des JT de Laurent Delahousse, « un journal de totale désinformation pour commenter les événements du week-end dernier. Le gouvernement en a rêvé et le présentateur l’a fait ».
Ce syndicat donneur de leçons (c’est un comble sur une chaîne publique dont le tropisme à gauche n’échappe pas à grand monde) aimait de toute évidence davantage la Pravda de la si belle époque soviétique…
PS: le moment drôle de ce début de semaine on le doit à l’apparition sur le perron de Matignon aux côtés de Sébastien Lecornu et de plusieurs de ses collègues, de la ministre de l’aménagement et du Territoire, Françoise Gatel. Elle a fait très fort (c’est une habituée de tenues toujours très colorées) en arborant une robe-tunique fleurie du plus bel effet ! Façon abat-jour ou sapin de Noël ayant fait le délice des réseaux sociaux et des internautes qui se sont bien moqués de la « malheureuse ».
Voulait-elle concurrencer les footeux de l’équipe de France habitués à des tenues toutes aussi improbables et provocantes, sous l’ère Deschamps, à leur arrivée au centre d’entraînement de Clairefontaine ?
Je ne suis pas certain que cette présence très voyante ait beaucoup fait de publicité au couturier choisi par cette ministre (c’était la seule à se se représenter et avec succès d’ailleurs aux sénatoriales en Ille-et-Vilaine) plus habituée à se fondre dans un certain anonymat ! À quand un passage public dans la tenue d’une bretonne aussi très symbolique…Bécassine ! C’est ma cousine comme chantait Chantal Goya…