Pendant qu’Emmanuel Macron déserte une fois encore le sol français au profit d’une tournée diplomatique et surtout économique au Moyen-Orient, dans plusieurs pays du Golfe, la France brûle ! Certes on ne peut pas lui reprocher son « activisme » sur le terrain pour essayer, non pas de forer des puits de pétrole, mais néanmoins de négocier au mieux pour soulager ses compatriotes au niveau de la note salée à la pompe…Mais forcément ca tombe très mal car ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat s’absente plusieurs jours pendant que l’exaspération citoyenne est à son comble et le pacte républicain disloqué sur notre territoire martyrisé dans nombre de ses villes et métropoles. Peut-être aurait-il été judicieux qu’il reporte ce voyage aux pays des émirs. Les carburants, c’est important, mais ses compatriotes, c’est encore mieux, alors que toutes les règles et les lois volent en éclats. « Un sujet de civilisation vertigineux » comme le révélait le politologue Jérôme Fourquet au lendemain d’un remake d’un célèbre film « Paris brûle-t-il ? » une fiction relatant la libération de la ville capitale pendant l’Occupation. Cette fois-ci avec d’autres acteurs se comportant comme des nazillons semant la terreur, prêts à mettre la France par terre. Notre pays demande légitimement des comptes. Et ce ne sont pas les propos, sans le moindre relief, récents du président de la République qui sont venus les rassurer. Surtout que se profile samedi une nouvelle journée d’actions avec une conjonction de coordinations entre Gilets jaunes et lycéens et surtout de casseurs, profiteurs de l’aubaine avec les pilleurs par opportunisme. Le gouvernement n’a pas plus le droit à l’erreur. Pouvait-il se résoudre à empêcher toute manifestation dans les rues ce prochain samedi? Je ne crois pas hélas. Car ca n’aurait empêché en rien le désordre. Bien au contraire. Nos bien pensants de gauche et notamment les maires des principales villes touchées pleurant devant le désastre sont quand même culottés aujourd’hui de réclamer davantage de forces de l’ordre alors que pendant des années ils n’ont cessé de dire tout le mal de la police nationale. Beaucoup n’auraient pas manqué de crier haro sur le baudet et de dénoncer un empêchement pour la liberté de manifester. Et je ne parle pas des partis politiques situés à gauche d’une façon générale ! La France insoumise en tête, celle qui ne cesse de marteler que « La police tue » et qui elle aussi regarde ailleurs…
Les loups ont quitté nos campagnes pour y faire régner la peur dans nos villes. Comment ne pas se mettre à la place de nos commerçants (plus de 3000 ont été attaqués le week-end dernier) devant la crainte d’un renouvellement éventuel des pillages. Comment ne pas comprendre et entendre qu’en l’espace de quelques secondes, les commerçants, complètement ecoeurés de voir leur travail de toute une vie balayés, ne menacent pour un certain nombre d’entre eux de se faire justice lors d’une prochaine tentative intrusion dans leurs boutiques. Leur sentiment de coupable gagne du terrain.
Le point de non retour a été atteint avec ce pouvoir chancelant et au pied du mur. On ne peut pas donner tort, au moins sur le fond au chef du gouvernement, d’avoir employé des mots crus pour commenter le ratage sécuritaire et ce terrible fiasco en grande largeur de la semaine dernière. « On a merdé » a reconnu Sébastien Lecornu dans l’une de ses déclarations. On ne peut pas vraiment lui donner tort sur le fond, mais pas forcément sur la forme, lorsqu’on a vu le résultat sur le terrain avec des forces de l’ordre complètement dépassées par les événements. Ils n’avaient pas anticipé les uns comme les autres, l’importance des hordes de sauvages déferlant sur nos villes livrées trop facilement aux pilleurs et casseurs.
C’est probablement néanmoins avec un…petit soulagement que les habitants de Limoges ont appris ce mardi matin l’interpellation par le RAID, du principal suspect, un fiché S et membre trop bien connu de l’ultra gauche très radicale (il est permis de croire que d’autres arrestations suivront) de l’embrasement de la mairie de leur ville qui a ému toute la France, un peu, toutes proportions évidemment gardées, avec l’incendie de Notre-Dame et aussi selon une communication du Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, de l’incarcération déjà de 149 des interpellés du week-end dernier dont beaucoup de primo délinquants. La main de la Justice ne doit pas trembler non plus en pareille circonstance, ce qui semble pas être le cas avec toutes ces mises sous écrou, même si les places en prison sont chères…Et celle de l’Etat, d’une façon générale encore moins. Les sempiternelles paroles lénifiantes du « jamais plus » et sans actes concrets, on n’en veut plus…