Il ne manquait plus que ça ! Encore une horreur tellement gratuite a priori dans nos rues. La veille du grand débarquement prévisible des forces du désordre et probablement du mal. Le mal hélas est survenu hier le temps seulement de 17 minutes. Un laps de temps nécessaire ayant permis à un extrémiste de 39 ans, de commettre un attentat à caractère raciste, avant de se faire arrêter par les forces de l’ordre à proximité de Trappes, dans les Yvelines. Une cité connue pour l’importance de sa population immigrée et aussi pour être le berceau des trois « potes » ayant fait fortune après leur adolescence: l’ancien footballeur de l’équipe de France Nicolas Anelka (il n’y a pas laissé un souvenir impérissable pour son attitude pendant la coupe du monde en Afrique du sud à l’origine d’un sérieux clash avec le sélectionneur d’alors, Raymond Domenech) et les deux comédiens Omar Sy et Jamel Debouzze. Si le nouvel Arsène Lupin (toujours prompt à défendre la « veuve et l’orphelin » d’origine maghrébine et africaine) n’a pas encore réagi, il en est tout autrement pour son copain Jamel Debouzze qui très vite, s’est ému (avec retenue) de ce drame ayant causé la mort d’un innocent, un sportif de 27 ans, passionné de MMA, fauché « au hasard » (?) par le fusil mitrailleur de l’assaillant, coupable d’une fusillade ayant aussi laissé une gamine de 12 ans, atteinte de huit balles dans le corps, dans un état très grave et quatre autres blessés touchés par l’arme automatique de l’auteur des faits qui, de son véhicule, a fait feu sur ses victimes probablement pas choisies au hasard, mais plutôt pour leur couleur de peau et religion. Curieusement on a pas (encore) entendu les leaders de la France insoumise se déchaîner. D’où le « cauchemar éveillé » aussi pour les personnes ayant été témoins de cette scène d’épouvante. Un périple meurtrier commis qui, comme une traînée de poudre, a encore semé la panique près d’un centre commercial. C’est d’ailleurs quelques kilomètres plus loin à La Verrière à proximité d’un magasin « Kiloutou » qu’il a été neutralisé au volant de sa voiture. Suffisamment à temps avant qu’il ne se rende coupable d’un carnage supplémentaire éventuel pendant sa course folle dans la couronne parisienne. Le suspect avait pris soin de piéger l’appartement où il réside avec une bouteille de gaz et tout le nécessaire pour accueillir les policiers du RAID. Trois de ses proches familiaux ont été placés en garde à vue.
Dans la foulée de son ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, aux nerfs soumis à rude épreuve avant d’autres menaces réelles lors de ce second acte de possibles violences urbaines extrêmes ce samedi, le chef de l’Etat s’est rendu en soirée sur les lieux de drame pour à la fois féliciter les policiers de leur intervention et mettre en exergue le fait qu’il « s’agissait d’un tournant dans la vie de notre République et de notre nation. Ce qui s’est passé aujourd’hui constitue un acte terroriste et raciste« . Oubliant au passage selon ses oppositions, plusieurs attentats eux aussi marqués par la volonté de leurs auteurs de s’en prendre à des victimes en fonction en « leur appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie ou une religion ». D’où les nouvelles critiques qui se sont abattues sur lui…alors qu’il avait reçu quelques heures plus tôt à l’Elysée une délégation de lycéens, la veille de leur nouvelle action revendicative. Sans bien sûr les convaincre, même s’ils se sentis écoutés par Emmanuel Macron qui joue très gros comme son gouvernement. Ils ont intérêt à remettre les pendules à l’heure pour éviter tout chaos similaire à celui de la semaine dernière. A quelques heures seulement du passage à l’heure d’hiver et toute l’incertitude du résultat de la tenue (de tous les dangers) du congrès annuel du Rassemblement national à Orléans ayant mobilisé une grande partie de ses leaders de gauche et même syndicaux à l’image de Sophie Binet, la « patronne » de la CGT, venus témoigner en force et nombre leur hostilité à l’égard du parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen, en bonne place tout comme l’incontournable Bailly Bagayoko dans le cortège des manifestants à l’exception notoire du candidat à la présidentielle, Raphaël Glucksmann… Quelle que soit l’animosité, voire plus, que nous inspire le RN, est-il tolérable pour autant que d’autres mouvements politiques, qui se prétendent à tort de grands démocrates, viennent perturber le bon déroulement le meeting électoral du premier parti de France ? Ils n’ont toujours pas compris qu’ils victimisent à outrance les troupes de la droite extrême qui, ces dernières semaines, vivent sur un tapis de roses avec une actualité les assurant hélas du meilleur dans les urnes !