Encore des provocations et des trous dans la raquette et des fouilles et palpations…vestimentaires au pays de la Pucelle !

Ca promet ! Je veux parler du climat dans lequel vont se dérouler les six derniers mois de la campagne présidentielle. Dans un ambiance pourrie déjà par la multiplication des appels à la grève générale, les manifestations en tous genres, qui comme hier, même si heureusement le chaos de la semaine dernière ne s’est pas reproduit avec un nombre limité de casses de magasins. Reste que la mobilisation restait forte dans les principales ville du territoire entre 400 et 800.000 personnes dans les rues. L’éternelle bataille des chiffres entre le pouvoir et les syndicats. Une spécialité française comme hélas les prolongations jouées par des centaines de manifestants pressés d’en découdre avec les forces de l’ordre à leur « entrée en gare » des points de chute de ces mobilisations. Toujours le moment le plus périlleux avec des fous furieux ayant rongé leurs freins, bien planqués dans les cortèges pendant les déambulations qui globalement se sont déroulées dans le calme. Jusqu’au moment propice pour jeter les masques de la violence.

Une situation certes aux débordements beaucoup moins conséquents mais à quel prix ! appelée à se renouveler principalement tous les samedis ou presque pendant de très longues semaines. Paralysie, vous avez dit paralysie ? Voilà qui ne va pas arranger les affaires déjà très compliquées de nos commerçants fortement impactés par ces blocages à répétitions comme au temps des « Gilets jaunes » qui espèrent, dans le désordre ambiant, profiter de la colère générale de rues ! Et surtout l’accompagner…On peut leur faire confiance. Comme pour certains partis politiques qui ce week-end encore ont montré à travers leurs dirigeants combien ils respectaient la démocratie journalistique. Certes, certains en abusent, mais tout de même. Comment peut-on tolérer les anathèmes de tous ceux aspirant à prendre le pouvoir, les partis visés étant bien sûr ceux essentiellement des extrêmes. Il y a de quoi craindre, ne serait-ce que pour ça, leur possible voire probable arrivée au pouvoir par les urnes.

Et à ce petit jeu, sans que pour l’instant ça nuise à son score potentiel à la présidentielle, le « leader maximo » de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon excelle dans la provocation et la surenchère verbale. Jusqu’à même la menace tant répétée ces dernières semaines à…peine voilée des journalistes qui osent l’interroger avec des questions qui fâchent. « Ca commence à bien faire votre racisme, foutez-nous la paix, en éloignant le verbe haut une équipe de BFM rencontrée et prise à partie hier sur le parcours de la manifestation parisienne.

Il n’est évidemment pas le seul comme en témoignent les pressions exercées sur la même chaîne d’infos en continu par un député écolo, Benjamin Lucas, afin que le président de « Reconquête » Eric Zemmour soit déprogrammé de l’antenne le lendemain du crime raciste de Trappes. Ce qui fut fait !

Si la vitrine était belle à Orléans avec toute cette foule de militants et élus tellement heureux, lors de la réélection digne de la Corée du Nord, avec un « Kim Jung 2 » Bardella, reconduit à son fauteuil de président du RN avec le score très confortable de 98, 98 %, un chiffre tout de même difficilement atteignable par la reine Marine au second tour, l’envers du décor ne fut là encore pas tout à fait exempt de reproches dans les arrières coulisses où certaines équipes de médias ne furent pas les bienvenues, l’exemple le plus frappant étant à mettre à l’actif ou au passif du service d’ordre musclé du RN, exfiltrant de façon manu militari et temporaire de la salle une équipe vidéo de Médiapart. Chacun pourra néanmoins apprécier l’esprit provocateur du site journalistique ayant révélé tout récemment les propos prétendus avoir été tenus à 17 ans par le futur président du RN ! Il n’empêche, il y a encore des trous dans la raquette. Pour preuve aussi les méthodes employées, semble-t-il, par des agents de la sécurité zélés passant la main dans le dos d’un certain nombre des participantes de ce congrès, pour constater, ce qui aurait été prouvé, qu’elles portaient bien un soutien-gorge de peur d’une infiltration par des militantes féministes aux seins nus des « Femen », habituées à perturber régulièrement les événements du Rassemblement national ! Le principal n’est-il pas que les principales élues du RN n’aient pas été soumises à ce contrôle vestimentaire…Mais tant que ça se limite à ce genre de dédiabolisation, il n’y a pas mort…d’homme. Je plaisante bien sûr !

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