Bienvenue au club des fachos…Ils doivent être des dizaines de millions en France si l’on se base sur la dernière déclaration d’une grande ouverture d’esprit et le sectarisme d’un « immense artiste » du rap national qui fait un carton plein sur scène, le chanteur normand à succès, Orelsan, l’un des plus gros vendeurs de disques et CD. Encore un qui mériterait la palme d’or de la « connerie » après sa sortie « être facho c’est manger du porc et chanter du Sardou ». Pour rester sur le même menu un peu gras, comment ne pas s’amuser du dernier délire oral de la députée « scarole ou laitue » Sandrine Rousseau qui a croisé le fer dans l’Hémicycle avec l’un des porte-parole du Rassemblement national, le député de Moselle, Laurent Gacobelli. Encore moment inoubliable où la stupidité a dépassé le mur du son. L’élue parisienne plus « rouge que verte » a en effet tenté de faire passer un amendement allant dans le sens de la taxation à hauteur de 10 % des viandes transformées et tout particulièrement un produit alimentaire qui la défrise elle aussi: le saucisson…Et elle s’est faite découper en rondelles puisque sa proposition digne d’une pathologie inquiétante et pro-taxe maladive, s’est trouvée rejetée par 84 voix contre 14 ! Voilà donc à quoi s’amusent les adeptes dans le rayon charcuterie et salaisons du Palais Bourbon, ces amateurs de quinoa, blé dur et autres graines en tous genres. Je voudrais bien savoir ce qu’ils consomment à la buvette et au restaurant de l’Assemblée lorsque les caméras et les micros sont éteints ! Et qu’il cessent de fait de faire leur cinéma devant la représentation nationale.
Je crains hélas que d’ici la date du scrutin de la présidentielle (dont tout aussi curieusement le chef de l’Etat a fixé le calendrier du second tour au lendemain des manifestations du 1 er mai surtout dans le climat ambiant de ces dernières semaines) la surenchère de nos chers artistes d’une hostilité à sens quasi unique au Rassemblement national soit particulièrement « gonflante ». C’est à celui ou celle qui va rivaliser de superlatifs et de fake-news pour s’en prendre à Marine Le Pen et à l’arrivée éventuelle de la peste brune fasciste. Comme au bon vieux temps du patriarche Jean-Marie qui, en 2002, ne s’attendait probablement à jouer toutefois le second tour contre Jacques Chirac. Un coup de tonnerre dans la politique française qui, entre les deux tours, à l’époque, mobilisa toute la gauche facilitant le réélection du « Grand Jacques » avec 80 % des suffrages. Un score que l’on est pas prêt de revoir même dans l’éventualité d’une finale Le Pen-Mélenchon.
Mais là, la donne est toute autre puisque « Fifille », après ses trois précédents échecs pour s’installer à l’Elysée, est donnée largement gagnante. Alors on peut imaginer le feu d’artifice entre les deux partis extrémistes, si par malheur ils écartaient des concurrents plus présentables. Et surtout après car forcément Jean-Luc Mélenchon n’acceptera pas sa défaite ! Il faut reconnaître qu’à droite et au centre, ils font tout aussi pour se prendre une belle raclée…L’hypothèse d’une primaire dans ce camp dont j’évoquais hier la possibilité semble encore s’éloigner. Le président des Républicains, Bruno Retailleau, estime néanmoins que ce départage (qu’il n’écarte plus) ne servirait à rien sans la participation du maire du Havre, Edouard Philippe, dont les proches de son équipe n’ont pas changé d’avis. Il est hors de question…avec l’avance qu’il a sur ses principaux rivaux du bloc central élargi au président des LR et du trublion maire de Cannes, David Lisnard, qui, dans plusieurs enquêtes d’opinions, effectue une percée inattendue (il devancerait même maintenant le sénateur vendéen ) qu’il ne cède à cette pression de plus en plus forte… Alors que le président du Sénat, et amateur de bonne chère, Gérard Larcher a décliné la gentille proposition (mais vouée à l’échec) de sa collègue présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, de le voir se présenter au dessus de la mêlée pour apaiser la future bataille de l’Elysée. Elle ne risquait pas d’ailleurs grand chose avec ce refus annoncé de l’ancien vétérinaire de Rambouillet qui, il y a quelques années, s’occupa d’autres chevaux, ceux de l’équipe de France d’équitation pendant une Olympiade…Il préfère se contenter de ses appartements au Palais du Luxembourg et de la « cantine » de luxe présidentielle de la Haute-Assemblée dont le fauteuil du « Plateau » (l’équivalent du perchoir sur les quais de Seine) ne manque pas d’assise confortable…