Attention à une dérobade qui pourrait être fatale !

La place du Colonel-Fabien, siège du Parti communiste français, ne pouvait pas ne pas réagir à la désertion de ses quatre députés, qui très probablement pour sauver leur siège de parlementaire lors des législatives suivant dans la foulée la présidentielle, avaient fait part de leur positionnement en faveur de Jean-Luc Mélenchon pour le scrutin de mai prochain. Les quatre mousquetaires « cocos » ni vendéens ni bretons de Paimpol, devraient donc être exclus par leur parti de toujours dans les prochains jours.

Ce sauve qui peut pourrait aussi intervenir dans un avenir proche au sein des « Verts » pas vraiment emballés par la candidature de leur numéro un, Marine Tondelier, de plus en plus contestée chez les écolos. Créditée elle aussi d’un très petit score de l’ordre de 3 % la jeune maman qui a bien instrumentalisé sa grossesse dans les médias; à quand un direct de l’allaitement de son bébé sur un plateau de télévision ? voit la contestation s’installer et pas seulement du côté de son « ennemie intime » la députée de Paris, Sandrine Rousseau, mais bien au…sein d’EELV chez qui le vote utile dès le premier tour pour Jean-Luc Mélenchon se dégage de plus en plus. Et accessoirement aussi pour assurer leurs arrières pour les actuels députés écolos. Qui en cas de victoire de Marine Le Pen ne se retrouveront pas en position de force.

La candidate du Rassemblement national est vue comme la future gagnante par l’ex-chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy , qui, selon toute vraisemblance, appellera à voter pour elle lors du second tour, et ce d’autant plus si le second finaliste a les traits de Jean-Luc Mélenchon, qui, hier, a fait son cinéma en présentant ses intentions programmatiques. Plus dramatiques que comiques. Même si le « che » a distillé une petite phrase à mourir de rire: « je n’ai pas l’intention de mettre de l’eau dans mon vin. Nous allons nous battre et gagner ». Le contraire aurait été très étonnant. Ce n’est plus seulement du vin très rouge…La bulle JLM va-t-elle enfin éclater auprès d’une grande partie de l’électorat auprès de qui, plus il est radical et suicidaire économiquement, plus il engrange les points. Comme dirait l’acteur, Pierre Arditti, parodié par Laurent Gerra, un complice de bonne bouffe et de jolis crus: « La France va mal »...

Pour en revenir à l’ex de l’Elysée, Sarko, en dépit d’un rapprochement avec la « Marine nationale » d’ici au printemps prochain, se montre très peu optimiste sur le sort du ou des candidats du camp macroniste et pas davantage encore en Bruno Retailleau, qui selon lui n’ont aucune chance de remporter la mise. « Marine Le Pen ne pourra pas gouverner au-delà de 2029. Elle aura notamment sur le dos le Fonds monétaire international. Le droite doit donc se préparer pour gagner…« 

Ca bouge justement du coté des « frères siamois » de la droite et du centre. Une soixantaine de députés du bloc central, dont une forte majorité d’élus de « Renaissance », le parti dirigé par Gabriel Attal, réclame avec force conviction la nécessité…urgente d’une primaire. C’est fou ce qu’ils…croient encore dans leur champion « Gaby », dont la descente ne cesse de se confirmer et s’amplifier au fil des enquêtes d’opinion. Edouard Philippe, même atteint, reste néanmoins en pôle-position, mais dans de sales draps en vue d’une qualification pour la finale. Il serait de bon ton sûrement qu’il accepte d’idée d’un départage lors d’une primaire avec ses principaux concurrents de son camp. Qu’a-t-il a perdre ? Certainement au jour d’aujourd’hui moins que la concurrence, même si un second couteau, David Lisnard est sorti du diable vauvert. C’est quand même extraordinaire son existence désormais reconnue à la tête d’un parti qui serait devenu le premier de France en l’espace de quelques semaines. Faut-il vraiment y croire ?

Toujours est-il qu’à l’invitation de BFM, Bruno Retailleau, dont l »oxygène commence à manquer sérieusement au détriment du maire de Cannes, a ores et déjà accepté l’idée d’un débat avec ses trois rivaux, Edouard Philippe, David Lisnard et Gabriel Attal, les deux derniers ayant manifesté et répété leur accord à une primaire. Là encore, il serait malvenu que le maire du Havre, réponde par la négative. Une seconde dérobade pourrait lui causer bien du tort s’il persistait dans ce que je pense être une…erreur ! En revanche, ça n’en saurait pas une, électoralement, si la « Reconquête », si j’ose dire, passait plutôt par Sarah Knafo que par son compagnon à la ville, Eric Zemmour. Et en plus ça aurait le mérite de dégonfler le score du premier tour de Marine Le Pen, qui, a priori, n’aurait rien à gagner d’une confrontation des extrêmes avec sa jeune rivale dont la popularité et bien supérieure à celle de « Rico »…

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