Une nouvelle tête et pas la moindre coupée à la mairie et à l’agglo d’Evreux. Encore un…grand Débarquement en ce jour du 6 juin !

Le maire d’Evreux doit aimer dans son calendrier personnel les dates symboliques ! Souvenons-nous l’année dernière où il avait pris le risque, la veille de Noël, de supprimer les délégations de sa première adjointe, Karêne Beauvillard. Une éviction qui, à l’époque, avait suscité une vague d’émotion dans la ville chef-lieu de l’Eure. Surtout à quelques semaines de l’échéance électorale et la popularité de l’intéressée également conseillère départementale, qui en mars dernier, ne s’était pas représentée et avait soutenu un autre candidat que lui. Sans toutefois vraiment s’engager dans la campagne municipale.

C’est cette fois-ci la…veille du Débarquement sur les plages normandes par les forces alliées en juin 44, que Guy Lefrand a communiqué en employant des termes sévères et graves sur sa décision de la suspendre à titre conservatoire sa directrice générale des services, le plus haut grade dans la fonction publique territoriale qui assurait en plus la direction de celle de l’agglo Evreux-Portes-de-Normandie pour des raisons de mutualisation des services Ville-Agglo. Une éviction prise sans le moindre délai « après la transmission qui lui a été faite d’informations jugées sérieuses », écrivait-il lui-même hier vendredi ! L’édile ébroïcien qui n’en est pas à son…premier « divorce » avec ses proches collaborateurs et surtout collaboratrices, parle même « de manquements graves aux obligations de probité, d’intégrité et d’exemplarité qui s’imposent à tout agent public ». Qu’est-ce qui peut donc se cacher derrière toutes ces accusations d’une gravité extrême. Le maire-président n’en dit pas davantage et se veut déterminé à aller au delà de cet avertissement si « les faits venaient à être confirmés. « Toutes les conséquences administratives, disciplinaires et judiciaires nécessaires seront tirées avec la plus grande fermeté ». Le « procureur-juge » ne s’embarrasse pas dans la teneur très dure de ses propos à l’encontre de sa cadre supérieure, Emilie Guilbert, en poste à Evreux depuis plusieurs années. Comme très souvent, les propres élus de la majorité municipale ont découvert hier vendredi sur les réseaux sociaux ce nouveau coup de théâtre qui va faire encore grand bruit dans cette ville ! C’est d’autant plus curieux que l’intéressée semblait jusqu’alors être protégée par son patron. Ce n’est visiblement plus le cas. Pour quelques raisons ?

A qui le tour ? L’appel du 18 juin du général de Gaulle arrive à grand pas. Faut-il s’attendre à un nouveau départ en cette date historique. Il y a de quoi avoir la trouille, si j’ose m’exprimer ainsi, certes avec une certaine ironie. Faut-il rappeler que le maire de la capitale de l’Eure avait déjà coupé une tête dès le lendemain de sa réélection en mars en congédiant sans sommation son directeur de cabinet, Camille Narancitch, rétrogradé depuis comme simple collaborateur dans l’attente, peut-être de trouver une nouvelle affectation en dehors des rives de l’Iton. Des rives où il ne fait pas bon depuis l’élection de son maire, il y maintenant douze ans, trouver une stabilité dans ses fonctions, sur un temps long. Il sont déjà très nombreux au sein de l’état-major, à avoir subi la colère du « maitre » de l’hôtel de ville. Evreux et ses plages…en quelque sorte d’un Débarquement à répétition et où il faut résister à la mitraille! Voilà une nouvelle carte postale qui irait comme un gant de fer à la ville aux « cent ponts »…Mais que les traversées sont éprouvantes ! Il se passe toujours quelque chose à Evreux comme à la Samaritaine, encore que dans le cas présent il est osé de parler d’un si « bon samaritain » à la tête de la mairie …

Dernière heure: Bernadette Chirac n’est plus. La veuve du « grand Jacques » s’est éteinte à l’âge de 93 ans. Celle que l’on surnommait « La tortue » avait présidé la fondation des Pièces jaunes pendant vingt-cinq ans. Ce qui lui avait valu une forte popularité et une plus grande proximité avec nos compatriotes que celle d’être la première dame certes emblématique et influente, et au fort caractère pendant douze ans, même si elle a joué un plus grand rôle pendant le second mandat présidentiel de son mari. Surtout comme « patronne » autoritaire et très politique au sein même de l’Elysée !

Laisser un commentaire