Quand les sondages gouvernent la France!

Il ne se passe pas un jour ou presque où les sondages ne font pas la pluie et le beau temps. Le plus souvent hélas! le mauvais. Leurs résultats, de toute évidence, influent sur les décisions gouvernementales. Combien de réformes se voulant au départ courageuses ont-elles été balayées, victimes de cette « sondagite » au quotidien, pernicieuse et malsaine. Le dernier en date concerne le report ou non de l’âge de départ à la retraite. 80 % du panel sélectionné se sont prononcés pour le maintien de ce départ à 62 ans. La belle affaire. Comment, sérieusement pourrait-il en être en autrement ? Le plus étonnant n’est-il pas qu’il ne soit pas plus proche du résultat des élections (?) dans une belle démocratie populaire!

« Le bon sens près de chez vous » selon un célèbre slogan publicitaire est probablement le moins partagé depuis des lustres.

Il est tout aussi évident que l’encouragement ou supposé tel des Français aux Gilets jaunes a influé sur la longévité de ce mouvement de colère galvanisé chaque semaine par de bons résultats d’audience. Comme à la télé…Qui pourrait être hostile à un regain du pouvoir d’achat ou plus grotesque encore, disparaître en…bonne santé le plus vieux possible. Pas grand monde, de toute évidence. Comme quoi les dés sont forcément pipés d’avance.

« Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre », pour reprendre l’une des formules restée magique de Monsieur Jouvet dans un film resté tout aussi célèbre. N’est-ce pas en effet étrange que l’un des rares sondages favorables au gouvernement sur la nécessité de la réforme du rail , ait accompagné celle-ci jusqu’à son terme et n’ait pas abouti à un renoncement en rase campagne. Mais c’est tout aussi vrai qu’il ne concernait dans le cas présent que les seuls cheminots et leurs familles, sans oublier, bien sûr leurs supporters-syndicalistes.

Et pendant ce temps là les Sages du conseil constitutionnel retoquaient l’un des articles importants de la loi anticasseurs le considérant comme liberticide dans une République où la liberté de manifester semblait remise en cause par le pouvoir (là aussi la belle affaire)Une censure mal vécue, une fois n’est pas coutume, par les Républicains. Heureusement encore si l’on se souvient que l’initiative était venue du Sénat. A quand une réception en grandes pompes des casseurs cagoulés par Laurent Fabius et son collège de Sages ? Cela nous rajeunirait de pas mal d’années où l’un de ses prédécesseurs, alors ministre de l’Intérieur, alla à la rencontre des autonomistes corses cagoulés.

L’essentiel, l’interdiction du camouflage du visage,lors des manifestations, aura été néanmoins sauvegardé.

Et une scène passée peut-être inaperçue pendant les questions au gouvernement dans l’hémicycle. Où l’on voit la nouvelle porte-parole, Sibeth Ndiaye, mâcher de façon ostensible un chewing-gum pendant le propos de son chef de gouvernement. Ce qui lui valut un bizutage en règle du député En marche, Aurélien Pradié qui lui envoya pour lui reprocher son attitude irrespectueuse un petit mot en forme de clin d’œil pas vraiment amoureux: « Mme le ministre, la meuf Simone Veil mâchait-elle aussi un chewing-gum dans l’hémicycle ». Il faisait alors référence à la réponse privée à un journaliste par l’ancienne responsable de la communication de l’Elysée en confirmation du décès de Simone Veil en juin 2017.

Fermez le ban…et non pas le banc des ministres!

Fermez le ban et non pas celui du banc des ministres

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