Un tapis rouge de plus en plus défraîchi!

Aujourd’hui pas de politique spectacle avec des acteurs pas toujours à la hauteur de leurs rôles mais du cinéma avec de vrais acteurs qui ne sont pas forcément toujours meilleurs pour autant!

Au nord, il y avait jadis le corons, les coups de grisou, hélas! et les si courageuses gueules noires et au sud, Cannes, ses plages, ses stars et starlettes, ses palmiers et son tapis rouge! Un tapis rouge aujourd’hui sérieusement défraîchi avec cette nouvelle sélection, palme d’or de l’entre soi et de la cooptation. On prend les mêmes et on recommence avec toujours une équipe de mêmes noms, interchangeable d’une année sur l’autre. Du grotesque sur grand écran qui se prolonge et s’amplifie depuis une trentaine d’années avec ces films, toujours plus noirs, misérabilistes, reflets hélas de notre société. Le 7 e art international ne reposerait-t-il que sur une équipe (remplaçants compris) très restreinte d’une quinzaine de réalisateurs, les incontournables Ken Loach, Pedro Almodovar, Arnaud Desplechein, Xavier Dolan et la fratrie Dardenne. L’année prochaine, ce sera au tour, si l’on ose dire, de sa sœur jumelle (les frères Coen) de faire son retour sur les marches du palais des festivals. On assistera même cette année au come-back du duo Trintignant-Aimé pour le remake de la palme d’or des années soixante « Un homme et une femme » de l’inoxydable Claude Lelouch.

Et après on se demande pourquoi ce festival est totalement démonétisé. Faute de budget, la chaîne du cinéma, Canal + n’est plus que la pâle copie de ses illustres devancières où l’on s’amusait tellement sur le plateau avec Coluche, le duo magique De Caunes-Gildas, les Nuls, Denisot (privé cette année de direct)… La nostalgie est toujours ce qu’elle était…Tout fout la camp!

Enfin pas totalement, la magie du cinéma, même si elle n’opère plus comme avant, a encore ses monuments historiques et ses menhirs. De vraies cathédrales, celles-là et non pas de vulgaires chapelles. En témoigne le passage remarqué hier soir sur les plateaux de télévision de l’emblématique Alain Delon, souvent « blacklisté » du Festival, mais future palme d’or d’honneur. Un hommage quelque peu tardif dont le cinéma est coutumier. On peut détester la personnalité et le personnage imbu de son si grand talent mais probablement pas l’acteur. Le « môme » comme le surnommait affectueusement son maître Gabin, le « vieux » si immortel dans notre Panthéon, a toujours le regard d’acier et la dent dure pour le cinéma d’aujourd’hui. Et l’oreille un peu sourde aussi! Mais quelle « race des seigneurs » avec ses amis, Gabin, Bebel, Lino, Un sacré quatuor magique auquel on pourrait ajouter Depardieu, pour former un quintette de légende! La « Belle équipe » de rêve avec aussi le plus grand des « corniauds » Bourvil…tout aussi inoubliable dans l’un d’un chefs d’œuvre de Melville, « Le cercle rouge ».

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